Pourquoi l’UPR critique tout le temps les forces politiques eurocritiques que l’on peut qualifier d’« alter-européistes » ? Elles semblent pourtant être plus ses alliés que ses ennemis.
Par leurs analyses et leurs propositions, les « alter-européistes », comme nous les appelons, sont des leurres. Ils font le jeu des européistes pour trois raisons essentielles :
1. Ils laissent penser qu’il est possible d’obtenir une « Autre Europe », donc de modifier l’Union européenne, en omettant que les traités se modifient à l’unanimité des États membres. Ils occultent également le fait que si l’Union européenne est telle qu’elle est, ce n’est pas le fruit du hasard. Ce n’est pas non plus une erreur. Les traités ont été écrits de façon à rendre impuissants les États face à l’oligarchie et à la mondialisation à outrance. Ils sont donc néfastes dans le combat d’idées en confortant la population dans le mythe de l’« Autre Europe » et de sa nécessité (donc qu’à l’inverse la France ne serait rien sans).
2. Ils ne hiérarchisent pas leur programme et ne mettent pas le recouvrement de l’indépendance de la France au sommet de leurs priorités. Ils stérilisent ainsi aux deux extrêmes une forte portion de l’électorat pour une force sincère qui propose le Frexit et fait le vrai travail pédagogique d’éducation populaire auprès de la population : oui, l’UE est néfaste ; non, elle n’est pas réformable (unanimité) ; oui, il faut s’en libérer (Frexit) !
3. Ces forces politiques existent depuis des années, voire des décennies pour certaines. Elles n’ont pourtant jamais profité de leur exposition médiatique pour faire un travail d’éducation populaire afin d’expliquer aux Français l’origine précise, sourcée et concrète des bouleversements que notre pays connaît (désindustrialisation, privatisations, casse du modèle social, austérité…).
