Pourquoi l’UPR est opposée à la « construction européenne » et ne se contente pas d’être eurocritique, eurosceptique ou europhobe ?

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L’euroscepticisme fait référence au domaine de la Foi, de la croyance, du dogme, de la religion. On ne dit pas qu’on est franco-sceptique, italo-sceptique, bulgaro-sceptique. C’est également une posture relativement passive. L’UPR va plus loin en proposant une analyse lucide, un raisonnement sans concessions intéressées et des solutions érigées sur des faits.

Être eurocritique, c’est au fond adopter une posture européiste sans le dire, par confort intellectuel ou calcul électoral. Chacun y va de sa version de l’Union européenne, mais bien peu se posent la question de la faisabilité des belles propositions qui sont avancées. Cela conduit à un profond trouble du débat politique, qui ne va pas dans le sens de la démocratie ou d’une prétendue « Europe sociale ».

L’UPR souligne très concrètement que changer l’Union européenne nécessiterait que tous les États membres soient d’accord en même temps (article 48 du TUE). Or, cette convergence ne peut se produire, du fait des divergences politiques des gouvernements européens, et notamment des pays de l’Est, dont beaucoup soutiennent l’économie ultralibérale.

Avez-vous déjà vu un conseil municipal, départemental ou régional à 28 membres voter dans le même sens le prochain budget ?

Comment certains États membres, qui vivent de certaines dispositions contenues dans les traités européens, accepteraient-ils de saborder leurs propres intérêts nationaux pour faire plaisir à d’autres États, à commencer par la France ?

L’UPR se définit donc en tant qu’eurolucide. En effet, nous constatons les profonds dysfonctionnements de l’Union européenne : juridiquement irréformable, politiquement amorphe, économiquement brutale, non démocratique, etc. La conclusion logique, digne et efficace est de s’en libérer légalement. C’est possible immédiatement en appliquant la procédure prévue à l’article 50 du TUE.

Nous ne remettons pas non plus en cause les institutions dites « paneuropéennes », telles que le Conseil de l’Europe ou la Cour européenne des Droits de l’homme, car elles ne font pas partie des institutions de l’Union européenne.

De plus, l’UPR s’attache à vouloir maintenir des liens durables avec la Russie, qui est un État du continent européen parmi d’autres, et une grande puissance culturelle et économique. Ainsi, l’UPR ne se considère pas comme étant « europhobe ».