Pourquoi l’UPR participe-t-elle aux élections européennes alors qu’elle milite pour le se libérer de l’Union européenne (le Frexit) ?
De prime abord, il paraît effectivement absurde de se présenter à l’élection de l’institution que l’on combat. D’autant plus que le Parlement européen n’a que très peu de pouvoir.

Néanmoins, un parti politique est fait pour se présenter aux élections, afin de se faire connaître. Sinon, il ne constitue qu’une association de personnes formant un cercle de réflexion, ou « think thank », pour faire vivre un courant de pensée.
Notre choix n’est pas sans précédent : le PCF, dans les années 1945‒1976, avait inscrit dans son programme politique l’établissement de la dictature du prolétariat, en déclarant vouloir combattre la démocratie bourgeoise à laquelle il se présentait pourtant pour développer sa notoriété.
Cela lui aura servi, puisqu’il obtenait régulièrement des scores supérieurs à 20 %. Il aura gagné une influence considérable sur la scène politique française. C’est selon ce même principe que l’UPR veut se présenter aux élections européennes, pour augmenter sa notoriété et pour détruire l’Union européenne de l’intérieur.
Les élections européennes sont en effet les seules élections nationales au cours desquelles les Français réfléchissent aux enjeux européens, c’est-à-dire aux enjeux décisifs sur lesquels se focalise l’UPR depuis sa création. C’est évidemment lors des élections européennes que les analyses et les propositions de l’UPR peuvent recueillir des voix, et non pas lors des élections municipales !
La participation de l’UPR à cette élection permettra ainsi concrètement :
- de porter la voix du Frexit au cœur du Parlement européen et dénoncera la dictature qui ne dit pas son nom qu’est l’Union européenne, le tout devant les caméras dans l’hémicycle, comme l’avait fait Nigel Farage pour le Brexit ;
- de permettre à UPR TV de produire et de diffuser des reportages sur les coulisses de l’UE et ce qu’il se passe au Parlement européen ;
- de permettre à l’UPR d’obtenir des députés pour remplir davantage les critères du CSA qui permettraient au Frexit d’être représenté dans les médias ;
- de faire un vote contestataire à Macron, qui est pour l’UE ;
- de donner accès aux remboursements des frais de campagne, qui est autant d’argent qui pourra être réinvesti pour le fonctionnement et le développement de l’UPR ;
- de créer une caisse de solidarité gérée par l’UPR, financée sur une part des revenus de la députation. Cette caisse servira à soutenir des causes justes, par exemple en contribuant aux frais d’avocats de Gilets Jaunes mutilés.
Pour en savoir plus
Intervention de François Asselineau sur Le Média en juin 2018 (à partir de 1h 40 min 54 sec) :
