Wall-Street a chuté de -2% le 3 février et Tokyo perd -3% à l’ouverture le 4 février.
Photo : saisie d’écran du site Internet de l’Agence Bloomberg le 4 février 2014 à 01h30 heure de Paris. Toutes les bourses asiatiques sont dans le rouge.
Wall Street a été victime, le 3 février 2014, de l’accumulation de signaux préoccupants pour l’économie mondiale et a poursuivi sa dégringolade du mois de janvier. L’indice Dow Jones a décroché de -2,08%, après avoir enregistré en janvier 2014 son pire mois depuis mai 2012, et son pire début d’année depuis 2009.
L’accélération de la chute des indices a été déclenchée :
a)- par le net ralentissement de l’expansion de l’activité des industries manufacturières en janvier aux États-Unis,
b)- par la chute de la production manufacturière en Chine, deuxième économie mondiale, qui a rétrogradé à son plus bas niveau depuis six mois.
c)- par la chute de la Bourse de Tokyo, qui a perdu près de -2% le 3 février, en perdant ainsi plus de 10% depuis fin décembre.
Or, la Bourse de Tokyo vient de rouvrir ce 4 février (01h00 heure de Paris) en affichant une nouvelle perte de -3% par rapport à la veille. L’indice TOPIX perd -3,36% et l’indice Nikkei 225 perd -2,82% à l’ouverture.
Ces signaux sont à suivre de très près car ils sont peut-être avant-coureurs d’une nouvelle crise financière mondiale, due au ralentissement très sensible dans les économies émergentes.
Lequel ralentissement est lui-même dû, au moins pour partie, aux politiques récessives imposées par la Commission européenne et la BCE à tous les pays d’Europe pour tenter de « sauver l’euro ».
D’après mes informations, ces évolutions sont suivies avec inquiétude par les milieux dirigeants français, où l’on observe que la balance des paiements courants de la zone euro est devenue assez nettement positive depuis plusieurs mois, en particulier du fait d’un effondrement des importations des pays du sud de l’Europe saignés à blanc.
Or, cette balance des paiements excédentaire de la zone euro pourrait conduire à une accélération des pressions à la hausse de l’euro sur les marchés des changes. Ce qui aurait pour effet de torpiller encore davantage la compétitivité des industries du sud de l’Europe, et notamment de la France, poussant ainsi le chômage vers de nouveaux sommets et plaçant la zone euro de nouveau dans une situation explosive.
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