Qui défend réellement les agriculteurs depuis 18 ans ?

Dans cette vidéo enregistrée lors du Salon de l’Agriculture de Paris le 2 mars 2012, voici bientôt 14 ans, François Asselineau exposait clairement à quel point l’UE était en train de détruire l’agriculture française et annonçait qu’il risquait de ne plus y avoir d’agriculteurs familiaux à horizon de 2035 si l’on ne sortait pas de l’UE.
En 2012, l’UPR (que François Asselineau avait créée 5 ans avant) et François Asselineau lui-même étaient absolument seuls sur toute la scène politique française à proposer aux Français cette sortie de l’UE, de l’euro et de l’OTAN. C’était 4 ans avant le référendum britannique de 2016 sur le Brexit et 8 ans avant le Brexit effectif (31 mars 2020).
Les analyses de François Asselineau et son programme étaient tournés en dérision et son accès aux grands médias déjà quasiment nul. Pendant tout ce temps, du FN (devenu RN en 2018) jusqu’à LFI, tous les partis politiques français se déclaraient pour l’UE.
Tous sans exception refusaient d’en sortir, même si tous s’en déclaraient insatisfaits. Chaque parti proposait son propre projet « d’autre Europe », sans jamais préciser que tous ces projets ne verraient jamais le jour, faute d’obtenir l’accord unanime des 26 autres États. Tous les grands médias chantaient la même chanson de « l’autre Europe », qu’il suffirait puérilement de vouloir pour qu’elle arrive.
Tous les syndicats patronaux, syndicats d’ouvriers et de salariés, et SYNDICATS AGRICOLES étaient sur la même ligne. Tous affirmaient que l’on ne pouvait pas et ne devait pas sortir de l’UE et tous entretenaient leurs syndiqués dans la croyance en une « autre Europe » qui leur conviendrait.
En 2025, notre agriculture subit une avalanche de catastrophes qui risquent, hélas !, de confirmer le sombre pronostic fait par François Asselineau en 2012 sur l’échéance de 2035 :
- crise du glyphosate
- crise de l’acétamipride
- crise des sanctions contre la Russie
- crise des poulets ukrainiens
- crise de la dermatose nodulaire
- accord de l’UE avec le Mercosur
- entrée de l’Ukraine dans l’UE en 2027
- etc.
Toutes ces crises qui sont en train d’anéantir l’agriculture familiale française trouvent leur origine essentielle :
- dans notre appartenance à l’Union européenne,
- dans le refus de tous les autres partis politiques français de l’admettre et d’en tirer les conséquences.
CONCLUSION
Toute l’extrême-droite (RN, R!) toute l’extrême-gauche (LFI, LO) et tous les « souverainistes » (DLF…) qui ont fait croire – et qui continuent de faire croire – qu’on pourrait résoudre les problèmes des agriculteurs français tout en restant dans l’UE sont des opposants superficiels. Ils sont au fond tous à mettre dans le même sac que les européistes de droite et de gauche.
Il en est de même de tous les syndicats agricoles, qu’ils militent pour l’UE (FNSEA) ou qu’ils entretiennent le mythe d’une « Autre Europe » (Confédération paysanne, Coordination rurale) : ils portent tous une responsabilité écrasante dans les malheurs de la France.
En 2025, ce ne sont pas des énièmes manifestations contre un gouvernement qui n’a plus les manettes qui sauveront nos agriculteurs. En 2025, la seule chose vraiment efficace, c’est de se rassembler pour 2027 derrière le parti qui a eu raison avant tous les autres et qui dit haut et fort que la survie de la France et de son agriculture passe par le Frexit.
