81e anniversaire du CNRS : l’UPR veut renouer avec la grande tradition française de la recherche.

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Le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) est né le 19 octobre 1939 de la fusion entre une agence de moyens – la Caisse nationale de la recherche scientifique -, et une grande institution de laboratoires et de chercheurs – le Centre national de la recherche scientifique appliquée.

Cette fusion avait été préparée par Jean Zay, ministre de l’éducation nationale, avec l’aide des sous-secrétaires d’État à la recherche scientifique Irène Joliot-Curie (prix Nobel de chimie 1935) puis Jean Perrin (Prix Nobel de physique 1926).

L’objectif fixé au nouveau CNRS fut de « coordonner l’activité des laboratoires en vue de tirer un rendement plus élevé de la recherche scientifique ».

Aujourd’hui, avec un budget de 3,4 milliards d’euros, le CNRS emploie plus de 32 000 personnes et finance plus de 1 100 laboratoires en France et à l’étranger. Cela en fait le plus grand organisme public français de recherche scientifique.

Le CNRS, c’est aussi 22 Prix Nobel et la 2e institution de recherche mondiale en nombre de publications scientifiques.

Le CNRS gère un portefeuille de 6000 brevets.

Ses domaines de recherches sont :

  • Biologie
  • Chimie
  • Écologie et environnement
  • Homme et société
  • Ingénierie et systèmes
  • Mathématiques
  • Nucléaire et particules
  • Physique
  • Sciences de l’information
  • Terre et Univers

Bien que le CNRS se hisse à la 2e place mondiale en tant que centre de recherche et à la 1re place au niveau européen, son budget est constamment placé sous pression du gouvernement, et depuis des années.

L’UPR souhaite, à l’occasion du quatre-vingt-et-unième anniversaire de la création du CNRS, réaffirmer son soutien à cette structure incomparable et, plus généralement à la recherche française et aux chercheurs, scientifiques, étudiants, techniciens, français et étrangers… qui participent à son rayonnement.

Dans son souci d’éducation populaire, l’UPR souhaite par ailleurs que l’ensemble des Français, dès le plus jeune âge, puissent découvrir les grands projets menés par le CNRS depuis sa création, tels que Zoé, la première pile nucléaire française ou le four solaire Odeillo, ou plus récemment sa participation au CERN, l’accélérateur de particules européen.

Ceci, afin de sensibiliser l’opinion publique à l’importance de la recherche pour améliorer le quotidien et rayonner à l’international, mais aussi – et peut-être surtout – pour susciter des vocations parmi ceux qui sont appelés à prendre la relève.

En cette période où tout n’est que désastre, suspicions, conflits, violences et avenir bouché dans l’ensemble de la société française, faire rêver les jeunes générations, toutes ensemble, sur des projets futuristes où la technique et la science la plus pointue prend parfois des allures de merveilleux, voilà certainement l’un de objectifs les plus désirables qui soient.

Pour cela, nous revaloriserons substantiellement les crédits alloués à la recherche, tout en lui allouant les protections législatives nécessaires afin que cette dernière ne se retrouve pas subordonnée à la vision à court-terme du monde de l’entreprise. 

Comme Jean Perrin, physicien, chimiste et père fondateur du CNRS le disait bien « Il n’est pas de science possible où la pensée n’est pas libre ».

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