Des témoignages bouleversants nous parviennent sur le refus gouvernemental de tester tous les patients et d’administrer immédiatement de la chloroquine.

Télécharger en PDF
Lecture : 6 min
Print Friendly, PDF & Email

Je reçois des messages de plus en plus bouleversants d’adhérents ou de sympathisants de l’UPR qui m’écrivent pour me faire part de leur détresse et du sentiment d’injustice qu’ils ressentent devant les drames familiaux ou personnels qu’ils vivent.

En voici trois exemples :

1) C., adhérent UPR dans le Calvados

Il m’écrit :

« Est-ce surfait ? Le grand-père de ma belle-sœur est décédé, le père d’un ami est dans le coma et mon frère s’en remet après avoir souffert, il évacue du pus qui sort de très bas dans le système respiratoire (ils sont tous en Alsace dans le Haut-Rhin).

En tout cas, la crise sanitaire tombe tellement bien pour masquer les causes profondes de la crise financière et détruire les acquis sociaux !

Ne voyez-vous pas que le gouvernement fait tout pour empêcher le déploiement du traitement du Pr Raoult ?

Entendez-vous la détresse des personnels soignants en Italie ?

Savez-vous que des individus testés positifs puis guéris donc testés négatifs sont parfois réinfectés ? Cela signifie que l’immunité ne fonctionne pas.

Tout est étrange dans cette affaire et l’accumulation des erreurs du gouvernement est tellement sidérante que j’ai du mal à croire à de l’incompétence, il s’agit de cynisme.

Je sais que Raoult est une pointure mondiale, ça n’a pas empêché Le Monde de le ridiculiser et le ministère de la Santé de l’ignorer. Mais le fait est que d’après Véran et Salomon, des essais sont engagés, que pendant ce temps il n’est pas question d’utiliser le traitement à l’échelle nationale, il est effectivement administré mais est-il administré par d’autres équipes que celles du Pr Raoult ?

Par ailleurs, il serait scandaleux de procéder à des essais en utilisant la méthode placebo pour une partie des patients.

Si ma mère meurt à cause du covid-19 alors qu’il y avait une solution avec la chloroquine, je ne répondrai pas de mes actes. »

2) S., adhérent UPR en Meurthe-et-Moselle

Il m’a téléphoné ce soir pour m’informer que sa mère, âgée de 65 ans, qui a commencé à avoir de la fièvre et une très forte toux dimanche, a été emmenée lundi par le SAMU au CHRU de Nancy-Brabois où elle a été diagnostiquée positive au Covid-19 et rapidement placée en réanimation. Souffrant d’un cancer et ayant subi une lourde chimiothérapie récemment, sa mère a été placée aujourd’hui en coma artificiel.

Notre adhérent, qui craint une issue fatale, a demandé aux équipes médicales que sa mère puisse bénéficier du protocole du Dr Raoult : chloroquine + azithromycine.

Ce qui lui a été refusé au motif que sa mère avait les poumons trop gravement atteints pour avoir ce traitement.

Pourtant, le CHRU de Nancy a annoncé qu’il allait utiliser le traitement à la chloroquine sur des patients touchés par le coronavirus et l’on avait cru comprendre des plus récentes déclarations du gouvernement que l’usage de la chloroquine pourrait être facilité justement pour les patients les plus gravement atteints.

Comment ne pas percevoir le caractère dramatique d’une telle réponse lorsque le pronostic vital de la patiente est peut-être engagé et que l’on n’a pas d’autre médicament disponible ?

J’ai suggéré à notre adhérent de se faire très insistant demain pour réclamer de nouveau ce traitement.

Il est vrai, cependant, que certains médecins estiment que la chloroquine est à utiliser avant que les cas ne deviennent graves car ce médicament ne soigne pas les lésions pulmonaires ; il fait baisser la charge virale, ce qui justement empêche que les cas deviennent graves et annule la contagion.


3) Z., sympathisant UPR

Il a laissé ce soir le message écrit suivant sur le formulaire de contact de notre site ( https://www.upr.fr/nous-contacter/ ) :

« Je souhaite poser une question que personne n’ose poser : Pourquoi M. Estrosi et sa femme ont pu avoir de la chloroquine pour se soigner, alors que moi, électricien du bâtiment qui a plusieurs symptômes du coronavirus, on me demande de rester chez moi et attendre les complications ? »

Que répondre, si ce n’est que je partage son indignation !

CONCLUSION : le gouvernement doit augmenter massivement le nombre de tests pratiqués et refuser tout deux poids-deux mesures dans le traitement de cette épidémie.

La question de bon sens posée par Z. fait écho à la remarque que je faisais juste auparavant.

Si la chloroquine se révèle particulièrement efficace chez les porteurs asymptomatiques ou peu symptomatiques – et avant qu’ils ne développent une forme sévère de la maladie – il faut impérativement :

– développer les tests sur une grande échelle,

– et administrer de la chloroquine le plus tôt possible aux personnes testées positives.

Il est absolument honteux et inadmissible que ce traitement semble réservé pour l’instant – de facto – aux patients les plus riches, les plus éduqués ou les plus connus.

François Asselineau
24 mars 2020

Vous avez relevé une erreur dans le contenu de cette page, et vous souhaitez la signaler ? Pour cela, surlignez-la, puis appuyez simultanément sur les touches Ctrl + Entrée. Nous procéderons aux corrections si nécessaire et dès que possible.

Aidez-nous ! Partagez :