Sur France Inter, le journaliste « humoristique » Guillaume Meurice dénonce de façon cinglante le projet de loi Urvoas qui prévoit de supprimer l’égalité des temps de parole entre les candidats à la présidentielle

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Il s’agit d’une brève chronique régulière, intitulée « le moment Meurice », dans laquelle ce journaliste profite de son statut « d’humoriste » pour faire passer parfois quelques messages d’une extrême gravité.

Ce fut le cas il y a quelques jours, le 29 mars dernier, lorsqu’en moins de 6 minutes, il a tenté d’alerter l’opinion publique sur le scandale du projet de loi Urvoas. Projet qui prévoit, entre autres, de supprimer le principe d’égalité des temps de parole entre les candidats officiels à l’élection présidentielle, au profit de « l’équité ».

L’équité est un concept qui ne veut à peu près rien dire si ce n’est que les grands médias auront désormais carte blanche, pendant la plus grande partie de la campagne présidentielle, pour faire comme ils font d’habitude, c’est-à-dire ne donner la parole qu’aux représentants du PS, de LR-UDI et du FN (avec quelques miettes pour le FG et EELV).

Ce projet de loi a été voté en première lecture par 20 députés pour, 7 députés contre et… 550 députés absents !

Comme les grands médias organisent l’omerta sur ce énième projet de loi liberticide, il faut reconnaître à Guillaume Meurice un courage certain pour avoir usé de son temps de parole sur France Inter pour le dénoncer.

Il l’a fait d’une façon particulièrement cinglante, en allant interroger quelques députés à l’Assemblée nationale. Les brèves réponses qu’il a obtenues sont édifiantes et accablantes sur l’état de la démocratie en France. Le plus accablant étant peut-être que seul un « humoriste » a encore le « droit » de traiter de ce sujet en 5 minutes sur une radio de grande écoute, comme si ce qu’il décrit était drôle….

Je rappelle que j’ai attiré l’attention des internautes sur le scandale de ce projet de loi dès le 19 décembre 2015 et que j’ai demandé que le plus grand nombre d’entre eux s’adressent directement à leur député pour protester et leur demander de ne pas voter cette loi.

François Asselineau

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