François Asselineau appelle à participer à la consultation citoyenne lancée par les médias.

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Communiqué de presse – Jeudi 7 novembre 2019 – 09h55

François Asselineau appelle les adhérents et sympathisants de l’Union populaire républicaine (UPR) à participer à la grande consultation citoyenne sur Internet, qui va se dérouler du 4 novembre 2019 au 20 janvier 2020, lancée par des chaînes de télévision, stations de radio et journaux de la presse écrite pour tenter de restaurer la confiance des Français dans les médias.

Cette dernière n’a cessé, en effet, de se dégrader ces dernières années, et connaît même une rupture radicale depuis le mouvement des « Gilets jaunes » au cours duquel les journalistes des grands médias ont fait face à l’hostilité de nombreux manifestants, scandalisés du traitement médiatique qui était réservé à leurs revendications.

Les médias subissent également le contrecoup de la formidable manipulation de l’opinion publique qu’a constituée l’élection de Macron à la présidence de la République. Rappelons que dès 2016, l’ancien collaborateur de François Hollande a bénéficié d’une promotion médiatique et d’un temps de parole hors normes, lorsque d’autres candidats à l’élection présidentielle étaient soit ignorés par les médias soit systématiquement dénigrés.

Avec le recul du temps, beaucoup de Français constatent qu’ils ont été trompés et que Macron n’est pas là pour les protéger mais pour défendre les intérêts de l’oligarchie qui l’a fait élire.

Si cette remise en question apparente des médias par eux-mêmes est bienvenue, encore faut-il qu’elle ne se réduise pas à un coup de com’ sans lendemain, et qu’elle débouche sur des changements concrets, rapides et profonds.

Respecter la Charte de Munich

Il apparaît essentiel que les médias redonnent toute sa place à la charte de Munich du 24 novembre 1971, conçue par des journalistes du monde entier pour fixer l’éthique de leur propre métier, qui pose notamment comme devoirs de :

– respecter la vérité, quelles qu’en puissent être les conséquences pour eux-mêmes, et ce, en raison du droit que le public a de connaître la vérité ;

– défendre la liberté de l’information, du commentaire et de la critique ;

– publier seulement les informations dont l’origine est connue ou les accompagner, si c’est nécessaire, des réserves qui s’imposent ; ne pas supprimer les informations essentielles et ne pas altérer les textes et les documents ;

– ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste ; n’accepter aucune consigne, directe ou indirecte, des annonceurs.

À cette fin, nous invitons les Français à se rendre sur le site http://www.mediasetcitoyens.com lancé par France Télévisions, Radio France, TF1, France Médias Monde, la Croix, la Voix du Nord, Ouest France et le groupe Ebra, et à demander :

1°) une juste représentation des partis politiques dans les médias et les émissions politiques, fondée sur des critères objectifs et incontestables comme les scores électoraux, la capacité à se présenter à des élections et l’audience sur Internet.

À titre d’exemple, l’UPR, avec 1,2% des suffrages exprimés aux élections européennes de 2019, devrait avoir droit à 4 ou 5 invitations par an sur chaque matinale d’un grand média, contre 0 actuellement. D’autres partis politiques devraient également avoir un accès plus important aux médias en application de ces critères.
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2°) l’organisation de vrais débats sur la sortie de l’Union européenne, la sortie de l’euro et la sortie de l’OTAN, comme cela existe dans d’autres pays.

Alors que le Royaume Uni est en train de quitter l’Union européenne, qu’au minimum un tiers des Français voudraient la même chose pour leur propre pays et que l’Union européenne craque de toutes parts, les grands médias français ont choisi, jusqu’à présent, de poser une chape de plomb sur le « Frexit » et de s’engager dans une stratégie suicidaire consistant à nier la réalité du désastre de la prétendue « construction européenne ».
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3°) l’application d’un strict principe de neutralité politique dans les médias bénéficiant de fonds publics, et tout particulièrement au sein des entités du service public France Télévisions et Radio France.
La situation actuelle des médias français est devenue caricaturale, avec une propagande et un parti-pris outrageusement pro-européens et le dénigrement systématique des partisans du « Brexit », à commencer par Boris Johnson.
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