L’UPR se félicite de l’accession de Boris Johnson au poste de Premier ministre britannique, en espérant qu’il sera le nouveau Churchill dont la France et le reste de l’Europe ont besoin.

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

L’Union populaire républicaine (UPR) se félicite de la victoire sans appel de Boris Johnson lors de l’élection interne au Parti conservateur, dont il devient le chef, en l’emportant par deux tiers des voix (92 153 voix contre 46 656 à son rival Jérémy Hunt).

Désormais chef du parti ayant la majorité relative au parlement britannique, Boris Johnson devient Premier ministre britannique et prendra ses fonctions devant la Reine demain 24 juillet.

Un événement historique qui doit clôturer plus de 3 ans de tromperies

Il s’agit d’un événement historique car Boris Johnson a triomphé de son rival en prenant le serment solennel devant le peuple britannique qu’il mènerait à bien le Brexit pour le 31 octobre au plus tard (date butoir actuellement fixée par la loi), et cela quoi qu’il puisse arriver.

Cette accession de Boris Johnson au pouvoir suprême britannique survient en effet après plus de 3 années d’atermoiements sciemment perdues par Theresa May, provoquant ainsi l’exaspération croissante d’une majorité du peuple britannique.

Rappelons que la Première ministre sortante a en effet commencé par perdre 9 mois entre le vote du Brexit le 23 juin 2016, et le déclenchement de l’article 50 du traité sur l’Union européenne (TUE), le 29 mars 2017. Pour tout vrai démocrate, cette décision aurait pourtant dû être prise le jour suivant immédiatement le référendum.

Rappelons que Mme May a ensuite laissé filer l’intégralité du délai de 2 ans prévu dans les traités pour négocier un éventuel accord de sortie. Et qu’elle a fini par ne présenter qu’un scandaleux accord en trompe-l’œil, qui visait à maintenir le Royaume-Uni sous la sujétion de l’UE, en vidant le sens même du vote des Britanniques.

Rappelons encore que Mme May et son entourage ont tout fait pour empêcher le Brexit sans accord, qui devait avoir lieu au plus tard le 29 mars 2019, deux ans jour pour jour après le déclenchement de l’article 50, en parvenant à repousser cette date au 31 octobre de cette année, et cela avec la complicité active des autres gouvernements de l’UE (à commencer par celle de Mme Merkel), et des eurocrates de Bruxelles.

Des indiscrétions venues de Bruxelles ont d’ailleurs confirmé que le tout-puissant secrétaire général de la Commission européenne, l’Allemand Martin Selmayr, avait proposé aux négociateurs britanniques, lors d’un déjeuner confidentiel à l’été 2018, de « geler » cette affaire du Brexit pendant 5 ans (!), le temps de voir l’opinion se lasser.

Ce qui apparaît donc avec le recul du temps, c’est que Theresa May, ainsi qu’une large partie de son cabinet et de sa majorité parlementaire, qui s’étaient déclarés pour le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne lors de la campagne référendaire, ont tout simplement fait semblant de mettre en œuvre le vote des Britanniques tout en cherchant perfidement à faire échouer le Brexit.

En refusant d’élire Jeremy Hunt, qui n’était qu’un Theresa May bis, les deux tiers des adhérents du parti conservateur ont donc clairement manifesté leur volonté d’en terminer pour de bon avec cette stratégie sournoise des européistes consistant à laisser pourrir la situation.

L’impératif absolu du Brexit pour le 31 octobre 2019

L’élection de Boris Johnson rappelle brutalement à tous les européistes que le vote du 23 juin 2016 n’est pas oublié et que, si c’est la seule possibilité de mettre en œuvre le Brexit, les Britanniques quitteront l’Union européenne sans accord, le 31 octobre 2019. Et peut-être même sans payer les quelque 39 à 44 milliards d’euros que Theresa May s’était engagée à régler à Bruxelles, sans faire de cet atout considérable un moyen de pression pour obtenir un accord plus favorable de sortie.

François Asselineau tient à rappeler que, si les Français lui font confiance, il déclenchera l’article 50 du traité sur l’Union européenne dans les jours suivant son accession au pouvoir. Le Frexit se fera dans un délai maximal de 2 ans, avec ou sans accord de sortie.

L’UPR rappelle aussi que, si le Brexit n’a pas eu lieu le 29 mars 2019, cela n’est dû en aucun cas :

  • ni aux conséquences économiques catastrophiques que ses adversaires annoncent pour terroriser la population. Toutes ces prophéties de malheur infligées aux Britanniques depuis 4 ans ont en effet toutes été démenties par les faits et la situation économique, et sociale outre-Manche y est bien plus favorable que celle sur le continent, et en particulier en France !
  • ni à des difficultés techniques ou juridiques de mise en œuvre prétendument insurmontables. La réalité est au contraire que tout était prêt, des deux côtés de la Manche, pour que le Royaume-Uni quitte l’Union européenne le 29 mars 2019, même sans accord global de sortie. Des mesures transitoires dans de nombreux secteurs économiques et concernant les échanges commerciaux et financiers avaient été précisées entre le gouvernement britannique et les autorités européennes, applicables dès le 30 mars 2019. De la même façon, tout est déjà prêt pour que le Royaume-Uni sorte, sans accord, de l’Union européenne le 31 octobre 2019.

Si le Brexit n’a pas eu lieu le 29 mars dernier, et si Boris Johnson a fait l’objet de campagnes médiatiques incessantes pour tenter de le ridiculiser, c’est parce que la caste européiste au Royaume-Uni, comme sur le continent, est terrorisée à l’idée que le Brexit puisse se traduire devant le monde entier, et en particulier devant les opinions publiques des pays d’Europe, par des améliorations spectaculaires de la situation britannique dans tous les domaines, y compris sur la scène mondiale.

C’est parce que la caste européiste a peur que le Brexit apparaisse rapidement comme l’exemple à suivre par tous les peuples d’Europe, qu’elle a tout fait pour que ne soient pas respectés le suffrage universel et la démocratie.

L’UPR espère que Boris Johnson sera le nouveau Churchill dont la France et l’Europe ont besoin.

Il faut désormais suivre à la loupe les décisions prises par Boris Johnson, qui a déjà choisi, parmi ses conseillers, des partisans intransigeants d’un Brexit sans accord au plus vite.

Si d’aventure la caste européiste parvenait à exercer des pressions tellement importantes sur Boris Johnson au point que celui-ci, devenant parjure, renonce à mener le Brexit à son terme pour le 31 octobre, il ne fait aucun doute qu’il signerait alors l’arrêt de mort du parti conservateur.

Il ouvrirait alors la voie vers le pouvoir à Nigel Farage et à son « Parti du Brexit », d’ores et déjà devenu le premier parti politique britannique lors des dernières élections européennes de juin 2019.

L’UPR espère, non seulement pour le peuple britannique mais aussi pour tous les peuples d’Europe, que Boris Johnson va agir en homme d’État, en tenant ses promesses quoi qu’il arrive, et en se hissant ainsi à la hauteur du personnage historique qui est son modèle et sur lequel il a écrit une biographie : Winston Churchill.

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