== NOTRE REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE == Semaine du 25 novembre au 1er décembre

Télécharger en PDF
Lecture : 29 min
Print Friendly, PDF & Email

Après avoir incendié des palettes et des pneus, des manifestants ont envahi les locaux de l’état-major des pompiers de Lyon et détruit tables et chaises. (Y. M. – France 3)

 

Lyon : des pompiers jettent du mobilier de l’état-major par les fenêtres

Alors que les pompiers manifestaient pour dénoncer leurs conditions d’exercice à Lyon, mardi 27 novembre, la tension est montée brusquement. Des manifestants ont envahi les bâtiments de leur direction, et jeté deux chaises par les fenêtres.

Source : France 3 (27 novembre)

Les pompiers ont une mission de service public et toute une déontologie de l’assistance, voire un code moral fondé sur l’entraide. Si ces piliers de la nation sentent la moutarde leur monter au nez, c’est le signe que la situation s’est considérablement dégradée. Leur geste témoigne qu’ils pensent ne plus avoir les moyens d’exercer leur métier correctement, et qu’ils ressentent cela comme un amer déshonneur. Les manifestations de ce genre se multiplient : les autorités vont-elles enfin prendre conscience de la gravité de la situation ?

 

France – Gilets jaunes

Allocution de François Asselineau spéciale Gilets jaunes

Le président de l’UPR détaille la procédure liée à l’application de l’article 68 en vue de la destitution du président de la République. L’UPR met également à la disposition du public un relevé de l’ensemble des réponses des députés et des sénateurs concernant leur position par rapport à l’article 68 : défendent-ils le peuple, ou protègent-ils Macron ?

Source : UPR (1er décembre)

===> L’UPR a également mis à la disposition de tous les parlementaires et du public un dossier juridiquement très solide permettant de lancer la procédure de destitution de Macron par application de l’article 68 de la Constitution.
Ce dossier présente dix violations massives, irréfutables et continues de la Constitution par Macron, ainsi que quatre dossiers financiers opaques le concernant et concernant son entourage qui doivent être clarifiés.
Il est de la plus haute importance que le plus grand nombre de citoyens prenne connaissance de ce dossier et demande à leurs députés et à leurs sénateurs de bien vouloir déposer une proposition de résolution pour lancer l’article 68 de la Constitution.

 

 

Des avocats annoncent rejoindre les Gilets jaunes

Les avocats de Béziers sont en grève totale depuis lundi 3 décembre jusqu’au 12 décembre au moins. Ils annoncent vouloir rejoindre le mouvement des Gilets jaunes et protestent contre le projet de réforme de la justice, qui « éloigne le justiciable du juge ».

Source : Midi libre (30 novembre)

Le gouvernement Macron aura tôt fait de se mettre à dos de nombreuses catégories socio-professionnelles supplémentaires. Le rassemblement doit se faire, y compris en dénonçant les vrais responsables de la situation à Bruxelles, comme le propose l’UPR.

 

Le Venezuela appelle Paris à respecter les « droits fondamentaux » des manifestants

Au lendemain de la dernière mobilisation nationale des Gilets jaunes du 24 novembre, les autorités vénézuéliennes ont fait part de leurs préoccupations face à la « répression » orchestrée, selon elles, par les forces de l’ordre françaises.

Source : RT France (26 novembre)

Réponse ironique du berger à la bergère. Macron ne s’inquiétait-il pas du destin de la démocratie vénézuélienne il y a peu ? Voilà désormais le président vénézuélien Maduro qui a beau jeu de demander au président du « pays des droits de l’homme » de respecter les droits des manifestants et d’éviter toute répression violente. La diplomatie de Macron, c’est celle de l’arroseur arrosé.

 

France – Gilets jaunes : réactions de la majorité

Macron maintient le cap mais veut s’occuper « de la fin du monde et de la fin du mois »

Mardi 27 novembre, après que des manifestations ont encore agité Paris et le pays ce week-end, motivées par un ras-le-bol fiscal et social, Emmanuel Macron s’est exprimé. Il a assuré entendre les mécontents mais, s’il a annoncé de nouvelles mesures, il a surtout réaffirmé ses positions.

Source : BFM TV (27 novembre)

Alors que certains Gilets jaunes avaient dit que leur problème était surtout de faire face aux fins de mois difficiles, et non aux politiques environnementales hasardeuses du gouvernement, Macron a cru bon de ressortir du chapeau son célèbre « en même temps ». Et les ministres reprennent en chœur le refrain de la « mauvaise communication ». Quand Macron va-t-il comprendre que c’est bien sa politique qui est jugée de façon défavorable par plus de 80 % des Français, et pas seulement la taxe sur les carburants ? Qu’il obéisse au peuple – comme il en a le devoir constitutionnel posé par l’article 2 de notre Constitution – ou qu’il s’en aille !

 

Une députée LREM incitée à quitter son groupe pour avoir enfilé un gilet jaune

Sonia Krimi a relaté son entrevue avec Gilles Le Gendre, patron du groupe La République en marche à l’Assemblée nationale, lundi après-midi. Elle a expliqué qu’il lui avait reproché d’avoir enfilé un gilet jaune au moment de recevoir des manifestants vendredi dernier.

Source : BFM TV (28 novembre)

À La République en marche, on marche en rangs serrés et on ne veut voir qu’une seule tête. Puisque le gouvernement « a raison », c’est donc qu’il fait la « bonne politique », même s’il l’a peut-être « mal expliquée ». Ce sont les Gilets jaunes qui sont « les méchants » ou qui sont « dans l’erreur ». Sonia Krimi fait les frais du caporalisme européiste de la Macronie finissante.

Sonia Krimi, ici à l’Assemblée en juin 2017, s’est dite « du côté » des Gilets jaunes. (Charles Platiau – Reuters)

 

Bruno Le Maire annonce des mesures pour venir en aide aux entreprises

À défaut d’apaiser les Gilets jaunes, le gouvernement s’efforce de rassurer les entreprises. Le ministre de l’Économie veut instaurer des mesures de chômage partiel et des ouvertures supplémentaires le dimanche pour rattraper les pertes de chiffre d’affaires des semaines passées.

Source : le Monde (26 novembre)

Le gouvernement ferait mieux de réfléchir à des mesures pour venir en aide aux classes populaires et moyennes paupérisées, qui sont à bout. Mais il est bien incapable de remettre en cause le dogme européiste de l’austérité imposé par les GOPÉ.

 

Le gouvernement renonce aux péages urbains

En pleine crise des Gilets jaunes, l’exécutif redouble de prudence face aux automobilistes. Le gouvernement a préféré exclure les péages urbains du projet de loi sur les mobilités. Cette mesure était parfois dénoncée par les manifestants contre la hausse des coûts de transport.

Source : l’Express (26 novembre)

Encore un projet de taxe qui ciblait notamment les habitants de la périphérie qui viennent travailler en ville. Il a été mis de côté en raison de la mobilisation des Gilets jaunes, mais pourrait bien ressurgir une fois la vague de colère passée.

 

Le Sénat propose une taxe sur les forfaits mobile et fixe

Une taxe sur les forfaits mobile et les abonnements à l’Internet fixe ? C’est ce que prévoit une proposition de loi signée par 60 sénateurs, qui y voient un moyen de financer le plan très haut débit et de réduire la fracture numérique en France. Un montant de 75 centimes d’euro par mois et par abonnement est évoqué, ce qui peut revenir cher à l’année.

Source : PhonAndroid (27 novembre)

Le Sénat est-il totalement coupé de la réalité ? Ces taxes, qui ciblent les Français moyens qui n’en peuvent plus de se serrer la ceinture, ne peuvent qu’attiser la colère. Et, dans sa grande sagesse, le Sénat n’envisage bien entendu aucune taxe supplémentaire sur les hauts revenus, après la suppression de l’ISF.

 

En plein mouvement des Gilets jaunes, le couple présidentiel veut rénover l’Élysée aux frais du contribuable

Alors que 84 % des Français soutiennent désormais le mouvement des Gilets jaunes et que la pauvreté gagne rapidement les classes moyennes françaises, le couple Macron-Trogneux ne trouve rien de mieux à faire que d’engager de nouvelles dépenses somptuaires pour rénover désormais toutes les pièces de l’Élysée !

Source : UPR (30 novembre)

 

France – Détresse sociale

La réduction des contrats aidés aurait provoqué 77 000 suppressions d’emploi

Le nombre de personnes en contrat aidé a diminué de 140 000 en 2017, conformément à la volonté politique de la majorité au pouvoir, ce qui aurait provoqué 77 000 suppressions d’emploi et 55 000 inscriptions à Pôle emploi, selon une estimation de la direction des statistiques du ministère du Travail (DARES), publiée jeudi dernier.

Source : Ouest-France (30 novembre)

Notre appartenance à l’Union européenne et à l’euro nous apporte chômage et austérité. Et si on changeait de logiciel avec le Frexit ?

 

Épinal : plan social annoncé chez Bragard, le fabricant de vêtements professionnels

Mauvaise nouvelle ce jeudi matin pour les 180 salariés du fabricant de vêtements professionnels, dont le siège est à Épinal. Le nouveau directeur, Guy Bœuf, a annoncé l’ouverture d’un plan social.

Source : Vosges matin (29 novembre)

Une aventure industrielle de plus de quatre-vingts ans, des dizaines d’emplois menacés, autant de familles affectées et d’emplois induits supprimés. Voilà encore un bon exemple de la manière dont la désindustrialisation, entretenue par les traités européens (art. 63 du TFUE) et l’euro, menace notre tissu social. Le gouvernement proposera sans doute aux chômeurs de se transformer en d’ambitieux auto-entrepreneurs qui, au volant de leur voiture, seront heureux de payer plus cher leur essence pour profiter de leur nouvelle « liberté professionnelle ».

Le siège de la société Bragard, créée en 1933 à Épinal, a été déplacé dans la zone de La Voivre en 2013. (Photo archives J.H.)

 

Quatre fusions de communes programmées avant le 1er janvier 2019 dans l’Oise

Après le rejet massif d’un projet de fusion de communes dans l’Oise (90 % de non lors d’une consultation citoyenne), finalement rejeté par le préfet, quatre autres fusions sont validées, cette fois sans consultation populaire.

Source : le Courrier picard (28 novembre)

Preuve est faite que ces fusions forcées de communes ne sont absolument pas souhaitées par les Français, malheureusement très rarement consultés sur la question. Une fois parvenue au  pouvoir, l’UPR mettra immédiatement un terme à cette politique de destruction de nos communes et permettra aux communes fusionnées de force de se séparer pour revenir à l’état antérieur.

 

La Cour de cassation requalifie les coursiers à vélo en salariés

Dans un arrêt publié mercredi, la haute juridiction a requalifié en salarié un livreur, car la plate-forme Internet pour laquelle il travaillait était « dotée d’un système de géolocalisation permettant [son] suivi en temps réel par la société » et disposait en outre d’un « pouvoir de sanction ».

Source : les Échos (28 novembre)

Sous prétexte de modernité, de fluidité ou d’avant-gardisme numérique, de nombreuses entreprises profitent des traités européens et du principe de libre concurrence pour imaginer des solutions de prestation de services qui renvoient les travailleurs aux pires aspects du capitalisme du XIXe siècle : aucune responsabilité de l’employeur, qui capte pourtant le maximum de profits. Il faut se féliciter qu’une haute juridiction française revienne au bon sens concernant le droit du travail, et rappelle les « disruptifs » de la « start-up nation » à leurs obligations. L’UPR se propose de légiférer contre le travail jetable et de protéger les salariés dans l’esprit du droit social hérité du Conseil national de la résistance.

 

France – Échecs de Macron

La Commission européenne demande d’importantes cessions à Alstom et Siemens

La Commission demanderait à Alstom et Siemens de céder des actifs d’envergure pour accorder son feu vert à la fusion du groupe français avec la branche mobilité du groupe allemand. La commissaire européenne en charge de la Concurrence, Margrethe Vestager, ne serait que peu sensible aux arguments des groupes français et allemand, qui justifient leur projet de rapprochement par la nécessité de contrer le chinois CRRC.

Source : les Échos (30 novembre)

Après avoir été anémié par les directives européennes, puis éviscéré par le gouvernement, et enfin depuis que sa branche du TGV, hautement symbolique, a été donnée en pâture aux Allemands de Siemens, voilà Alstom désormais arrivé au stade de la digestion et sommé de céder des actifs supplémentaires. La position absurde de la Commission, qui affaiblit l’industrie française et l’industrie allemande face à la concurrence chinoise, montre que, loin de « protéger » et de « faire la force », l’Union européenne, au nom du dogme de la concurrence libre et non faussée, est une cause majeure de destruction industrielle.

 

Emmanuel Macron à l’origine de la guerre entre Renault et Nissan

Macron, en tant qu’ancien ministre de l’Économie, avait lancé un raid sur Renault au printemps 2015 : rachat de 4,7 % du capital, rompant le fragile équilibre entre Renault et Nissan. Il avait ainsi provoqué l’hostilité des Japonais, qui s’étaient sentis trahis. Trois ans plus tard, l’arrestation de Carlos Ghosn sonne comme une vengeance de la part des Japonais.

Source : BFM Business (26 novembre)

Avant même de devenir locataire de l’Élysée, Macron faisait donc déjà de graves impairs relationnels dans le monde de l’économie, qui au bout du compte ruinent la confiance des tiers dans la France et nuisent à nos intérêts nationaux.

Carlos Ghosn et Emmanuel Macron. (REA)

 

L’État décide de sous-traiter la rédaction de l’exposé des motifs de la loi mobilités

L’exécutif affirme que l’appel d’offres visait essentiellement à réaliser l’étude d’impact du projet de loi présenté lundi en Conseil des ministres.

Source : le Monde (29 novembre)

Dans le monde anglo-saxon, il est monnaie courante de sous-traiter l’écriture de textes législatifs. Ce n’est pas du tout le cas en France, où l’usage est de considérer que le privé n’a pas à intervenir dans la rédaction de lois qui ont vocation à défendre l’intérêt du peuple ! Cette sous-traitance est une première et un scandale reflétant l’esprit de démission des pouvoirs publics.

 

France – Divers

Service national universel : trois jeunes sur quatre y sont favorables

On aurait pu s’attendre au contraire. Selon un sondage dévoilé par le Parisien, les 16-25 ans ne sont pas réfractaires au service national, qui va devenir obligatoire et sera testé dès juin 2019.

Source : le Parisien (24 novembre)

Alors que Macron s’efforce de dissoudre la Nation dans le grand bain européen, et pourquoi pas de brader demain le siège permanent de la France au Conseil de sécurité de l’ONU, puis, après-demain, notre force de dissuasion nucléaire, les jeunes Français ne cessent de montrer leur attachement à leur pays et à ses institutions. Le lien des citoyens avec leur force de défense est essentiel et ne peut qu’aider à la fois à garantir la sécurité de notre territoire et à éviter les guerres illégales, auxquelles un patriotisme bien compris répugne naturellement.

 

Nucléaire : Macron annonce 14 fermetures de réacteurs d’ici à 2035

L’exécutif veut fermer 14 des 58 réacteurs nucléaires français d’ici à 2035, a annoncé mardi Emmanuel Macron en présentant les grands arbitrages de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). La France ne va pas décider dans l’immédiat de la construction de réacteurs nucléaires de nouvelle génération EPR supplémentaires, et attendra au moins 2021, a annoncé le chef de l’État.

Source : Romandie (27 novembre)

 

Pourquoi je quitte La France insoumise

Djordje Kuzmanovic, qui dénonce le manque de débat interne à La France insoumise, appelle à rassembler au-delà de la gauche pour bâtir un nouveau CNR. Il veut aller chercher l’électorat populaire abstentionniste, et non les « bobos parisiens » qui restent le cœur de cible de la FI. Il préconise de sortir d’une ligne molle pour prôner une véritable souveraineté de l’État et il dénonce l’UE et l’euro.

Source : Marianne (28 novembre)

Un regard lucide sur La France insoumise, porté par l’un de ses anciens cadres. L’analyse de Djordje Kuzmanovic ressemble étroitement à celle de l’UPR, où l’on ne transige pas avec la souveraineté populaire.

Djordje Kuzmanovic.

 

Brexit

Trump savonne la planche de Theresa May, qui riposte

Donald Trump a critiqué lundi l’accord de Brexit comme étant un obstacle au commerce avec les États-Unis. Une claque pour la Première ministre Theresa May, qui a riposté dès mardi alors même qu’elle s’échine à convaincre son pays.

Source : Romandie (27 novembre)

Trump est un soutien du Brexit de la première heure et est inquiet que le Brexit ne devienne un « soft Brexit », dont la conséquence serait une économie britannique encore trop dépendante à son goût des règles du marché commun européen.

 

Un Brexit sans accord provoquerait un effondrement de 25 % de la livre, selon la Banque d’Angleterre

Un Brexit sans accord provoquerait un choc énorme pour l’économie britannique, avec un effondrement de 25 % de la livre, a prévenu mercredi la Banque d’Angleterre dans son évaluation des différents scénarios de sortie de l’UE.

Source : Orange (28 novembre)

Les européistes, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît. Après nous avoir promis l’Apocalypse avant le référendum dans le cas où le Brexit l’emporterait, puis s’être efforcées en vain de noircir le tableau de la situation économique pendant deux ans, les Cassandre à la petite semaine font feu de tout bois : menace sur la Guinness, effondrement de la monnaie, voire, demain, pluie de sauterelles ou pénurie de thé. Il faut savoir raison garder : peut-être le Brexit se traduira-t-il par une correction du cours de la livre, mais de l’ordre de quelques points. Et cela ne serait en rien une catastrophe : plutôt une aide aux exportations, ce qui est favorable à l’emploi, au prix d’une légère hausse de l’inflation.

 

Siège à l’ONU : « collaboration » implicite de Macron à la demande allemande

Pour François Asselineau et l’UPR, la « collaboration » implicite de Macron à la demande allemande de céder notre siège de membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU à l’Union européenne – c’est-à-dire en fait à l’Allemagne – renforce encore l’urgence de lancer la procédure de destitution prévue par l’article 68 de la Constitution.

Source : UPR (29 novembre)

À la suite de cela, le Quai d’Orsay a mollement protesté sur la prétendue « impossibilité juridique » d’une telle cession, alors qu’il aurait fallu marquer une opposition beaucoup plus nette sur cette question, qui est d’un intérêt national supérieur. S’il est exact que modifier la Charte de l’ONU est difficile, il est grossièrement faux de dire – comme le claironne l’ambassadeur de France aux États-Unis Gérard Araud – que ce serait impossible juridiquement. La Charte de l’ONU a en effet prévu de faire l’objet d’amendements, et la procédure en est précisée par les articles 108 et 109.  L’article 108 pose notamment que « les amendements à la présente Charte entreront en vigueur pour tous les Membres des Nations Unies quand ils auront été adoptés à la majorité des deux tiers des membres de l’Assemblée générale et ratifiés, conformément à leurs règles constitutionnelles respectives, par les deux tiers des Membres de l’Organisation, y compris tous les membres permanents du Conseil de sécurité. » On notera qu’il suffit de la majorité des deux-tiers des États membres de l’ONU – et de l’accord des 5 membres permanents – pour modifier la Charte, ce qui est beaucoup plus facile à obtenir que l’unanimité requise pour modifier les traités européens.  Il ne fait pas de doute que, si la France acceptait de se faire hara-kiri en donnant son siège à l’UE, de très nombreux pays du monde ne s’y opposeraient pas.

 

Ukraine : le ton se durcit contre Moscou

Plusieurs pays européens, encouragés par les États-Unis, demandent des sanctions contre la Russie. L’incident près du détroit de Kertch, reliant la mer Noire à la petite mer d’Azov, et l’arraisonnement, dimanche 25 novembre, de trois navires militaires ukrainiens avec leur équipage par les forces russes rappellent que le conflit dans l’est de l’Ukraine, de faible intensité depuis trois ans et les accords de Minsk, peut à tout instant s’embraser.

Source : le Monde (27 novembre)

La France va-t-elle se retrouver de nouveau embarquée dans une opposition hautement risquée avec la deuxième puissance nucléaire du monde, à cause de son appartenance à l’UE ?

Jean-Yves Le Drian et Sergueï Lavrov, à Paris, le 27 novembre. (Thibault Camus – AP)

 

Union européenne

« Implant Files » : le laxisme de la réglementation européenne permet de certifier des implants inefficaces, voire dangereux

Considérés comme des marchandises, les dispositifs médicaux sont soumis à une réglementation européenne qui permet toutes les dérives. Sous la pression de certains États et des lobbys de l’industrie, la Commission européenne a rejeté toute idée de création d’une agence de certification publique et unique qui aurait pu être calquée sur le modèle du médicament, reposant sur un système d’autorisations de mise sur le marché. Un tel mécanisme freinerait l’innovation, a jugé Bruxelles.

Source : France info (25 novembre)

Avec les articles 168 et 169 du TFUE, la politique de santé doit se réaliser dans le cadre du marché européen, et donc rester soumise à des objectifs de profit plutôt que de santé.

Prothèse valvulaire cardiaque. (UIG via Getty images)

 

RGPD : 45 000 Européens ont rejoint un recours collectif contre les géants du Web

Le bilan des six mois du RGPD a été fait par la CNIL. L’autorité de protection des données est notamment revenue sur les trois recours collectifs visant les géants du Net. La CNIL, qui a déjà eu l’occasion de faire des points d’étape sur son activité depuis l’arrivée de la nouvelle réglementation, notamment sur les infractions post-RGPD, a observé une activité significative sur le front des plaintes.

Source : Numerama (26 novembre)

 

Monde

Ukraine : Porochenko évoque la « menace d’une guerre totale » avec la Russie

Il évoque la Russie, qui a selon lui « augmenté drastiquement » sa présence militaire à la frontière. Ses paroles dramatisent encore plus la situation déjà tendue depuis la capture dimanche de navires ukrainiens en mer Noire. Il s’agit de la première confrontation militaire ouverte entre Moscou et Kiev depuis l’annexion de la Crimée et le début, la même année, d’un conflit armé dans l’est de l’Ukraine entre forces ukrainiennes et séparatistes pro-Russes, qui a fait plus de 10 000 morts.

Source : le Parisien (28 novembre)

Cette nouvelle montée des tensions devrait inciter la France à jouer un rôle de médiateur et de pacificateur. Mais notre appartenance à l’Union européenne nous place de force dans un camp pro-Ukraine (soit en faveur d’un gouvernement issu d’un coup d’État fascisant) et risque de nous entraîner à nouveau vers la confrontation.

 

À l’Agence européenne de la défense, les robots tueurs sont vus comme inévitables

Lors de la conférence annuelle de l’Agence européenne de défense, parmi un parterre d’officiers supérieurs européens, de fonctionnaires et d’industriels de la défense, nul ne semblait croire que le recours aux robots tueurs pouvait être évité. Aucun intervenant n’y était sérieusement opposé.

Source : EUobserver (30 novembre) – en anglais

Le sujet des armes autonomes est un véritable enjeu pour le monde de demain, qui doit être discuté à l’ONU pour y poser des limites claires. Il est clair qu’on ne peut compter sur une institution comme l’UE, alignée sur l’OTAN, pour porter une voix de modération.

 

Le chinois CNPC prend la suite de Total en Iran

Sous les menaces des États-Unis, Total avait déjà indiqué en août qu’il se retirait du contrat du projet gazier South Pars en Iran. C’est le groupe pétrolier public chinois qui le remplacera.

Source : le Figaro (26 novembre)

C’est une humiliation pour la France, particulièrement visée par Washington sur le dossier iranien, puisqu’elle n’a pas bénéficié des exemptions dont ont pu profiter la Chine, l’Inde ou l’Italie. L’UE prétend toujours préparer une illusoire défense face aux sanctions américaines, mais la France aurait dû s’allier aux poids lourds chinois et indien.

(Benoit Tessier)

 

États-Unis : l’espérance de vie a encore baissé

L’espérance de vie a continué à baisser aux États-Unis en 2017 par rapport à 2014, une dégradation historique principalement due à la crise des overdoses de drogue, selon des statistiques de santé publiées jeudi. « C’est la première fois que l’on voit une tendance à la baisse depuis la grande épidémie de grippe de 1918 », a dit à l’AFP Robert Anderson, chef des statistiques de la mortalité au Centre national des statistiques de santé, qui a publié les nouveaux chiffres. Tout en précisant que la baisse était certes beaucoup plus forte en 1918.

Source : le Figaro (29 novembre)

C’est une régression historique, et pourtant c’est le modèle de société vers lequel nous entraîne la construction européenne : destruction de l’État-providence, paupérisation des classes moyennes, ouverture tous azimuts des frontières… Vivement le Frexit !

 

Vos retours et propositions d’articles sont les bienvenus sur selection_infos@upr.fr.

Pour changer les choses, nous vous invitons également à partager massivement cette revue de presse ! En pratique, nous vous proposons d’envoyer à toutes vos connaissances, dans un courriel, la photo à la une et son commentaire, suivis du lien sur cette revue de presse (l’utilisation de la copie cachée est recommandée). Vous pouvez aussi recevoir chaque semaine le courriel prêt à diffuser sur simple demande à selection_infos@upr.fr.

Coordination de la revue de presse : David Pauchet
Rédacteurs : Antoine Carthago, Maxime Forner, Thierry Lacour, David Pauchet
Relecture : équipe de relecture
Validation finale : François Asselineau

 

Débit faible ou difficultés pour visionner sur Youtube ? Vous pouvez télécharger les conférences de l’UPR à partir du site d’un militant sur : http://www.upr.world/Asselineau.html. Quant aux derniers entretiens d’actualité, ils sont téléchargeables à cette adresse : http://www.upr1.pw.

Si vous avez trouvé une erreur dans ce contenu, vous pouvez nous la signaler en la sélectionnant et en appuyant simultanément sur les touches Ctrl + Entrée.

Aidez-nous ! Partagez :