Vote de la question de confiance à l’Assemblée nationale : La fronde s’arrête là où commence le portefeuille

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Communiqué

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COMMUNIQUE DE PRESSE

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Manuel Valls dégage piteusement une majorité étriquée à l’Assemblée nationale, pour soutenir son « gouvernement de combat » contre les Français

Ce 16 septembre, le nouveau « gouvernement de combat » de Manuel Valls, purgé du « phobique administratif » Thomas Thévenoud, a obtenu la confiance de l’Assemblée nationale, par un vote piteux au cours duquel 32 députés du parti majoritaire se sont abstenus. 11 seulement s’étaient laissés aller à cette griserie le 8 avril dernier.

Le gouvernement a pu remplumer ses votes auprès des radicaux de gauche, dont la France entière ignore le programme politique. Une seule chose est sûre : les « radicaux de gauche » ne sont ni « radicaux », ni « de gauche » mais de parfaits larbins européistes. Cette rallonge n’a pas permis au gouvernement de sauver sa majorité absolue dans l’hémicycle : 20 voix lui ont manqué.

Malgré les apparences et les grimaces, ce vote satisfait le petit marigot qui se partage le pouvoir. En se désolidarisant de leur groupe de manière factice, les députés socialistes dits « frondeurs » ont « donné le change » à l’opinion publique, tout en veillant à ne pas risquer une dissolution et, donc, leur confortable mandat. La fronde s’arrête là où commence le portefeuille.

De son côté, Manuel Valls va pouvoir continuer à sévir à la tête du gouvernement, en taillant en pièces le droit du travail, les services publics et les acquis sociaux, et en brandissant l’épouvantail du FN dès que les Français manifesteront leur mécontentement. C’est cela, sans doute, que le Premier ministre a appelé « le courage de gouverner, le courage de réformer » dans son discours de politique générale.

En somme, le vote de « confiance » qu’a obtenu Manuel Valls aujourd’hui est un non-événement. Plus exactement, il s’agit d’un jalon supplémentaire posé vers la désintégration de la scène politique française, avant son complet renouvellement grâce à l’UPR.

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