Hollande bat un record historique : Il atteint la plus mauvaise popularité d’un Président de la République après 10 mois de fonction

Télécharger en PDF
Lecture : 2 min
Print Friendly, PDF & Email

hollande-asselineau
Un sondage Ifop publié dans le Journal du Dimanche de ce 24 mars 2013, confirme (et même aggrave) l’effondrement spectaculaire de la popularité de François Hollande et du gouvernement qu’avait déjà révélé le sondage Opinion Way – LCI dont nous avions fait état ici même le 18 mars.

Selon l’Ifop, la cote de popularité de François Hollande a chuté de 6 points en mars par rapport à février, avec 31 % de personnes satisfaites, tandis que 68 % des personnes interrogées (+ 6 points) février, se déclarent mécontentes.

Il s’agit non seulement du plus mauvais résultat enregistré par François Hollande depuis son élection en mai 2012, mais aussi du plus mauvais résultat enregistré par un président de la République dix mois après sa prise de fonction.

CONCLUSION

La chute est tellement vertigineuse qu’elle rappelle celle d’Édith Cresson, que François Mitterrand avait nommée Premier ministre le 15 mai 1991, et qu’il avait dû renvoyer sous les huées le 2 avril 1992, 10 mois et 17 jours seulement après sa nomination.

Le problème est plus délicat avec François Hollande car il a été élu, et non pas nommé, pour un mandat de 5 ans.

Que cette élection résulte du verrouillage médiatique par l’oligarchie, et de l’absence de tout débat de fond sur la question européennes pendant la campagne présidentielle (grâce notamment au rôle de râteau pro-Hollande joué par Jean-Luc Mélenchon à gauche), voilà qui ne change rien à l’affaire : d’un point de vue juridique, François Hollande est vissé à l’Élysée jusqu’en mai 2017.

Sauf événement imprévisible, les Français vont donc devoir supporter cet homme pendant encore 4 ans et 2 mois, alors que plus des 2/3 d’entre eux ont compris qu’il n’est manifestement pas à la hauteur du poste qu’il occupe et qu’il ne sait absolument pas où il va.

Cette situation est d’autant plus porteuse de risques qu’elle se situe dans un contexte politique, économique, monétaire, financier, diplomatique et social qui ne cesse de s’aggraver de mois en mois. Non seulement en France, mais dans tout notre environnement régionale européen, où les émeutes sont désormais quotidiennes (en Grèce, à Chypre, en Espagne, en Italie…).

A l’évidence, les mois et les années qui viennent vont donc être agités.

François Asselineau

Source : http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/03/24/la-popularite-en-berne-de-l-executif_1853402_823448.html?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter#ens_id=1697348&xtor=RSS-3208

Vous avez relevé une erreur dans le contenu de cette page, et vous souhaitez la signaler ?
Pour cela, surlignez-la, puis appuyez simultanément sur les touches Ctrl + Entrée. Nous procéderons aux corrections si nécessaire et dès que possible.

Aidez-nous ! Partagez :