À propos du nouvel «Appel du pied» de M. Dupont-Aignan à Mme Le Pen

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Un de nos fidèles lecteurs a posté ce 5 octobre 2013, sur notre page Facebook, un lien vers l’article du journal Le Monde du jour, publié à l’occasion du Congrès de DLR et intitulé « L’APPEL DU PIED DE DUPONT-AIGNAN À MARINE LE PEN »

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Cet article me donne l’occasion de rappeler que notre position et nos analyses, sur le FN comme sur DLR, – et sur ce qui nous sépare de ces deux partis politiques -, ont toujours été très claires. Ces analyses ne cessent d’ailleurs d’être confirmées par les faits.

Je les répète donc, en les actualisant.

1)- Les « appels du pied » de M. Dupont-Aignan à Mme Le Pen ne sont ni rares ni nouveaux : ils sont au contraire devenus coutumiers et ils reviennent avec une régularité semestrielle.

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Mme Le Pen n’avait pas répondu à cette déclaration, estimant sans doute – non sans raison – que semblable annonce était assez ridicule venant d’un candidat situé bien moins haut dans les estimations de vote qu’elle. De fait, M. Dupont-Aignan fit exactement 10 fois moins de voix qu’elle au 1er tour de la présidentielle.

  • Cela n’empêcha pas M. Dupont-Aignan de faire savoir, 6 mois après, le 8 septembre 2012, qu’il « réfléchissait à une alliance avec le FN ». C’est du moins ce que titra alors le magazine Les Inrocks : « DUPONT-AIGNAN RÉFLÉCHIT À UNE ALLIANCE AVEC LE FN »

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  • 8 mois plus tard, rebelotte : le 14 mai 2013, c’est à M. Florian Philippot, vice-président du FN, que M. Dupont-Aignan s’avisait de faire, non plus un  « appel du pied » mais une « main tendue ». Le magazine Marianne l’a consigné dans un article intitulé « LA MAIN TENDUE DE DUPONT-AIGNAN AU FRONT NATIONAL »

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  • 5 mois encore plus tard et nous voici rendus au 5 octobre 2013, où le journal Le Monde fait mine de lancer un scoop en titrant sur « L’APPEL DU PIED DE DUPONT-AIGNAN À MARINE LE PEN ». Preuve que, décidément, le « grand journal du soir » prend ses lecteurs pour des êtres sans cervelle ni mémoire.

2)- Mme Le Pen et M. Philippot ont répondu de façon très positive à une ouverture du FN vers DLR.

Ce que l’on sait moins, c’est que Mme Le Pen ou M. Philippot ont toujours fini par faire à M. Dupont-Aignan une « réponse du berger à la bergère », en clamant haut et fort que c’est avec plaisir qu’ils accueilleraient chez eux le président de DLR.

Je renvoie notamment à l’article du JDD du 9 septembre 2012 intitulé : « LE PEN OUVRE LA PORTE À DUPONT-AIGNAN ».

Article dans lequel on pouvait lire : « Le FN et Debout la République vont-ils bientôt s’allier pour peser davantage dans leur fronde envers le gouvernement Ayrault ? Peut-être, si l’on en croît les derniers propos de leurs leaders respectifs, Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen. »

dlr-main-tendue-fnJe renvoie aussi au journal Le Figaro du 4 octobre 2013, où l’on découvre que M. Philippot, vice-président du FN, est prêt à accueillir à bras ouverts M. Dupont-Aignan dans le « Rassemblement Bleu Marine »

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3)- Robert Ménard, candidat commun FN-DLR aux municipales de 2014

On a appris très récemment (7 septembre 2013) que Robert Ménard, ex-responsable de « Reporters sans frontières », était à la fois soutenu par le FN et par DLR comme candidat à la mairie de Béziers aux élections municipales de mars 2014.

Du reste, c’est le délégué de DLR dans l’Hérault qui est le responsable de la campagne de Robert Ménard.

Le journal Le Monde a ainsi pu titrer « ROBERT MÉNARD, PASSERELLE LOCALE ENTRE LE FN ET DUPONT-AIGNAN ».

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4)- Robert Ménard, candidat commun FN-DLR-BLOC IDENTITAIRE aux municipales de 2014

Toujours s’agissant de Robert Ménard, on a également appris, voici 2 jours, le 3 octobre 2013, qu’il bénéficiait non seulement du soutien du FN et de DLR, mais aussi de celui du « Bloc Identitaire ».

Le journal Le Midi Libre a d’ailleurs titré : « ROBERT MÉNARD, TÊTE DE LISTE À BÉZIERS, ASSUME SES LIENS AVEC LE BLOC IDENTITAIRE »

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5)- Le BLOC IDENTITAIRE est un mouvement qui promeut une Europe blanche et qui acclame le nom de Robert Brasillach

Je rappelle que le Bloc identitaire est un mouvement d’extrême-droite qui promeut le « fédéralisme européen » et le régionalisme, et qui se donne pour objectif de « fédérer les jeunes Français et Européens fiers de leurs racines et de leur héritage ».

Inventeur des « soupes identitaires » (avec du porc), le Bloc Identitaire a fait de l’opposition à l’islam et aux personnes de couleur  le fer de lance de son action politique.

Parmi les scandales provoqués par ce mouvement, on notera notamment celui relevé par la presse il y a dix mois, le 3 décembre 2012.

Invité de la convention du Bloc identitaire à Orange (Vaucluse), le député européen italien de la Ligue du Nord Mario Borghezio a été ovationné lorsqu’il a crié à la tribune : « Vive les Blancs de l’Europe, vive notre identité, notre ethnie, notre race ! ». Discours qui n’aurait pas détoné avec les projets « d’Europe nouvelle » d’Adolf Hitler.

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À la fin de son discours, le député italien a été aussi vivement acclamé par les militants du Bloc Identitaire lorsqu’il a lancé : « Pour nous enthousiasmer, il nous faudrait des poètes comme Brasillach », en faisant ainsi allusion à l’écrivain collaborationniste Robert Brasillach, militant  fusillé à la fin de la Seconde Guerre mondiale pour intelligence avec l’ennemi et après que Charles de Gaulle, chef du gouvernement provisoire, lui eût refusé la grâce.

Force est donc de constater que le FN et DLR soutiennent l’un et l’autre un candidat à l’élection municipale de Béziers qui « assume ses liens » avec un mouvement qui acclame un collaborateur fusillé à la Libération et qui milite en faveur d’une construction politique européenne blanche.

COMMENTAIRES

Toutes ces valses politiciennes et cette petite agitation autour du FN et de DLR témoignent que nous sommes actuellement dans un processus de décantation et de clarification.

Comme je n’ai jamais cessé de l’analyser et de le dire, le FN et DLR sont à peu près sur la même ligne politique, DLR se démarquant toutefois du FN par l’absence de références ultra-droitières et l’absence des provocations – qualifiées de « dérapages » – qui constituent le fonds de commerce de la famille Le Pen, père et fille, depuis 41 ans (le FN a été créé en 1972).

Mis à part ces « dérapages », les points communs entre le FN et DLR sont objectivement très nombreux :

  • a)- le FN et DLR ont l’un et l’autre une ligne très droitière en général, et aux accents assez volontiers démagogues en particulier.

Tel est le cas, par exemple, de l’accent porté systématiquement sur la sécurité, la « défense des automobilistes » contre les radars routiers, le soutien à l’auto-défense, la dénonciation de l’insécurité et du fiscalisme, un conservatisme sociétal certain, etc.

Les deux mouvements ont par ailleurs une propension – caractéristique de toute démagogie – à s’emparer du dernier sujet d’indignation à la mode, sans dédaigner les faits divers, pour tenter de rameuter les électeurs : le FN et DLR zappent ainsi constamment avec fébrilité, du mariage pour tous aux roms, des roms au permis à point, du permis à point à l’affaire du bijoutier de Nice, etc.

Que l’on me comprenne bien : je ne conteste nullement au FN et à DLR le droit de défendre ces positions politiques. En démocratie, tout le monde doit pouvoir dire ce qu’il pense et les thèmes utilisés par le FN et DLR rencontrent un écho dans une partie de la population.

Ce que je tiens en revanche à souligner, c’est que ces thèmes, leur récurrence et leur présentation, convergent et classent objectivement le FN et DLR à la droite de la droite de l’échiquier politique.

Je tiens aussi à souligner que la différence avec l’UPR est ici totale puisque, si nous comptons des adhérents qui sont d’accord avec un certain nombre de ces positions, nous en avons aussi qui sont en désaccord absolu. Et s’ils se retrouvent les uns et les autres à l’UPR, c’est parce qu’ils ont l’intelligence politique de comprendre et d’admettre le bien-fondé de notre Charte et de notre démarche.

Laquelle, – je le répète avec une inébranlable constance depuis la fondation de l’UPR -, consiste à mettre de côté tous les sujets polémiques et diviseurs afin de se rassembler provisoirement sur l’essentiel : la libération de la France de la dictature euro-atlantiste.

  • b)- nonobstant leur ligne très droitière, le FN et DLR passent leur temps à se récrier qu’ils ne seraient « ni à droite ni à gauche ».

Leur affirmation ne trompe d’ailleurs personne. Car quoi qu’en disent M. et Mme Le Pen et M. Dupont-Aignan, leur électorat est d’abord et avant tout un électorat de droite et d’extrême droite.

C’est d’ailleurs le contraire qui serait franchement étonnant, compte-tenu de leurs programmes respectifs. Le fait est qu’ils ne parviennent nullement à attirer – de façon significative – les voix du centre, de la gauche et de l’extrême gauche.

Comme je viens de le rappeler, la différence avec l’UPR, où la diversité d’opinions politiques et d’origines sociales de nos adhérents étonne les observateurs, est à cet égard flagrante. Cette diversité d’opinions à l’UPR résulte directement de la clarté de notre Charte fondatrice et du souci constant que nous avons de délaisser les sujets et les faits divers qui divisent les Français pour nous focaliser sur l’essentiel : la liberté et l’indépendance de la France.

  • c)- la ligne du FN et de DLR est certes très eurocritique en apparence. Mais leurs analyses et leurs propositions sur l’Europe ont toujours quelque chose de superficiel, de bancal et de constamment changeant.

Bien sûr, le FN et DLR ont des positions très eurocritiques sur la construction européenne. Notons d’ailleurs qu’ils ne sont pas les seuls puisque, comme le note la Charte fondatrice de l’UPR adoptée le 25 mars 2007, « tous les responsables politiques français se déclarent pour le principe de la construction européenne et contre la manière dont on constate qu’elle se déroule. »

Mais, si l’on ne veut pas être le dindon de la farce, il faut examiner tout cela d’un peu plus près. En réalité, les analyses et les propositions du FN et de DLR sur l’Europe s’arrêtent toujours au moment où elles deviendraient enfin intéressantes et pertinentes. C’est-à-dire au moment où elles commenceraient à expliquer pour de bon le dessous des cartes géopolitiques qui sous-tendent le projet « d’Europe ».

Cela impliquerait que le FN et DLR démasquent le rôle central de Washington, depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, dans toute cette affaire. Or, c’est justement ce sur quoi le FN et DLR gardent le silence le plus lourd.

Ils n’expliquent jamais – au grand jamais ! – aux Français ce que nous expliquons, nous, quant à l’origine américaine de la prétendue « construction européenne », et quant à l’insertion de cette manœuvre géopolitique grandiose dans la géostratégie américaine du « monde multipolaire » et du « Choc des civilisations ».

La différence avec l’UPR, où nos analyses vont au fond des choses pour décortiquer les tenants et aboutissants décisifs de la prétendue « construction européenne », est là aussi aveuglante.

  • d)- ni le FN ni DLR n’expliquent jamais aux Français ce qu’est l’article 50 du Traité sur l’Union européenne (TUE), ni pourquoi il permet de sortir sereinement et juridiquement de l’UE et de l’euro.

D’ailleurs, et même si nombre de leurs électeurs sont convaincus du contraire, le FN et DLR ne proposent jamais aux Français de sortir pour de bon, une fois pour toutes clairement et définitivement, de l’UE et de l’euro.

À chaque fois qu’ils sont interrogés sur l’UE ou l’euro, Mme Le Pen et M. Dupont-Aignan semblent victimes d’un bien curieux sortilège.

Comme s’ils avaient soudain croqué une pomme tendue par la vieille sorcière des frères Grimm, ils pataugent, bafouillent, se contredisent, disent le contraire de ce qu’écrit leur site Internet ou de ce que disent leurs autres responsables, s’en tirent par des pirouettes, ou sortent d’un chapeau une solution biscornue : proposer une Autre Europe sans Commission européenne (c’est comme si c’était fait !), transformer l’euro en une « monnaie commune » (ce qu’elle est déjà), attendre que l’euro explose de lui-même, faire entrer la Russie dans l’UE (la Maison-Blanche et les pays de l’est européen étant sans doute censés acquiescer illico), ne pas proposer de sortir de l’UE mais lancer l’idée d’un référendum sur la question à la Saint-Glinglin, etc.

Le sortilège s’apparente même à une maladie d’Alzheimer temporaire, comme on a pu le voir pour l’élection présidentielle de 2012 : Mme Le Pen et M. Dupont-Aignan « oublièrent » en effet carrément de parler de ces deux bricoles que sont la sortie de l’UE et de l’euro au moment décisif, celui de l’envoi des professions de foi officielles aux 46 millions d’électeurs.

  • e)- ni le FN ni DLR ne proposent jamais aux Français de sortir de l’OTAN.

Mme Le Pen et M. Dupont-Aignan ne proposent, du bout des lèvres, que de sortir du « commandement militaire intégré » de l’OTAN. Mais pas de l’OTAN. Et ils gardent un silence total sur l’article 42 du TUE qui subordonne l’UE à l’OTAN.

  • f) le FN et DLR passent leur temps à taper sur l’UMP, le PS et « l’UMPS », mais ils réclament tout aussi systématiquement, à chaque élection, une alliance électorale avec… l’UMP.

Nous aurons certainement l’occasion de vérifier de nouveau cette escroquerie politique lors des élections municipales de l’an prochain.

En tout cas, dès le 9 février 2013, Jean-Marie Le Pen, président d’honneur du FN, l’a rappelé dans une vidéo, reprise et diffusée notamment par le Huffington Post sous le titre « JEAN-MARIE LE PEN FAVORABLE À UNE ALLIANCE UMP-FN DANS LES ÉLECTIONS À DEUX TOURS ».

alliance-ump-fnCe récent appel du patriarche n’a pas tardé à être relayé par la petite fille : dans cet univers « DLRo-Frontiste » passablement licencieux où tout le monde, décidément, fait du pied à tout le monde, on a ainsi appris, dans Le Point du 5 juin 2013, que Marion Maréchal-Le Pen faisait des « appels du pied » à l’UMP en vue des élections municipales de 2014.

appel-marion-le-penToutes ces œillades politicardes et ce racolage sur la voie publique entre le FN, DLR et l’UMP permettent au passage au lecteur de bien prendre la mesure de l’impudence du FN, lorsque ses responsables ou ses cybermilitants osent nous attaquer en affirmant que l’UPR et moi-même serions des « sous-marins de l’UMP ». Ce fut notamment le genre d’attaques dont nous fûmes l’objet lors de la campagne législative partielle du Lot-et-Garonne, et que les médias locaux diffusèrent bien sûr avec la plus grande célérité…

Non seulement nous n’avons accès à aucun des grands médias – pilotés par les commanditaires de l’UMP – qui s’ouvrent comme par magie au FN, et un peu aussi à DLR, mais le FN et DLR sont les premiers à réclamer une alliance avec l’UMP !

Alors que l’UPR s’y refusera toujours puisque l’UMP est, avec le PS, l’un des principaux acteurs de la vassalisation de la France par « construction européenne » interposée.

  • g)- c’est justement parce que le FN et DLR se refusent à rompre avec la prétendue « construction européenne » qu’ils sont d’accord pour faire alliance avec des partis ouvertement européistes.

Il faut y insister : le fait que le FN et DLR soutiennent conjointement, à l’élection municipale de Béziers, un candidat également  soutenu par le Bloc Identitaire qui est ouvertement fédéraliste européen, n’est nullement anecdotique. Le fait que le FN et DLR appellent quasi-systématiquement, au moment des élections à deux tours, à une alliance avec l’ultra-européiste UMP pour le 2ème tour, n’est pas anecdotique non plus.

Dans tous les cas, cela signifie que le FN et DLR considèrent la question européenne comme une question qui serait subsidiaire, et qui ne saurait en aucun cas faire obstacle à une alliance politique.

Cela signifie aussi que, pour le FN et DLR, c’est le clivage droite-gauche qui prime, quoi qu’ils puissent dire par ailleurs sur leur prétendu positionnement ni-droite ni-gauche.

On ne saurait montrer de façon plus éclatante l’opposition essentielle qui nous sépare du FN et de DLR. Car quiconque a lu notre Charte fondatrice, vu notre Programme, écouté nos analyses, compris nos propositions, sait pertinemment que l’UPR place la question de la souveraineté nationale – et donc de la sortie de l’UE, de l’euro et de l’OTAN – avant tout autre chose.

Dans ces conditions, l’UPR ne passera jamais d’accord électoral avec un parti politique partisan de la construction européenne. Point. C’est aussi simple et clair que cela.

CONCLUSION : LE BOBARD DU « RASSEMBLEMENT DES PATRIOTES »

En bref, le Temps, insensiblement, fait son œuvre.

Le FN et DLR apparaissent bien pour ce qu’ils sont : des mouvements qui sont promus médiatiquement pour faire diversion, pour proposer vaguement une énième « Autre Europe » tout en refusant d’en sortir, qui se refusent d’expliquer le jeu des Américains derrière, et qui se focalisent bien plutôt sur des sujets qui vont exactement dans le sens souhaité par l’oligarchie euro-atlantiste : les immigrés, les musulmans, les roms, l’islam, l’insécurité, etc.

Bref, sous couvert de pseudo « Rassemblements des Patriotes » et de « souverainisme alter-européiste », les critiques du FN et de DLR éludent soigneusement l’essentiel et se coulent parfaitement dans le moule de la géostratégie américaine du « monde multipolaire » et du « Choc des civilisations ».

D’où leur rapprochement avec le Bloc Identitaire, en attendant un rapprochement, sans doute prochain, avec la « Droite Populaire » de l’UMP.

D’où aussi cette faveur des grands médias, généreusement accordée au FN et à DLR, et qui nous est si constamment refusée : c’est le signe le plus irréfutable de qui est – et de qui n’est pas – le véritable opposant au système euro-atlantiste.

Quant à nous, nous ne tombons pas dans la mystification du prétendu « Rassemblement des Patriotes », que le FN et DLR prétendent l’un et l’autre incarner.

Car le terme de « patriote » a été tellement galvaudé et est devenu tellement imprécis qu’il ne veut plus dire grand-chose. Il ne fait par exemple aucun doute que Nicolas Sarkozy ou François Hollande, s’ils étaient interrogés au journal de 20h00 sur TF1 pour savoir s’ils sont « patriotes », se récrieraient qu’ils le sont évidemment et s’offusqueraient que quiconque puisse en douter.

Nous, à l’UPR, nous avons suffisamment conscience des mensonges et des manipulations qui règnent sur la scène politique pour que nous ne nous laissions pas impressionner par un qualificatif de « patriote » lancé à la cantonade.

Pour nous, la seule chose qui compte, ce sont les analyses précises et les engagements précis, et notamment la réponse à ces 4 questions essentielles :

  • 1- oui ou non ce mouvement politique explique-t-il précisément la stratégie américaine qui se cache derrière la prétendue « construction européenne » ?
  • 2- oui ou non ce mouvement politique propose-t-il, (sans tergiversations ni déclarations contradictoires ni promesses d’Autre Europe ni promesses de référendum dans 15 ans), de sortir unilatéralement et au plus vite de l’UE et de l’euro ? Et ce mouvement explique-t-il que c’est parfaitement possible par l’article 50 du TUE ?
  • 3- oui ou non ce mouvement politique propose-t-il de sortir de l’OTAN (et pas seulement du « commandement militaire intégré ») ?
  • 4- oui ou non ce mouvement fait-il attention, dans ses analyses, son programme et ses déclarations, à ne jamais offusquer des Français en fonction de leurs opinions politiques, de leurs convictions religieuses, ou de leurs origines ethniques ? En d’autres termes, ce mouvement a-t-il un authentique programme de rassemblement sur l’essentiel, qui met de côté les sujets qui fâchent ?

Or, s’il se pose honnêtement ces 4 questions, tout observateur lucide est contraint par les faits de répondre NON aux 4 questions quand il les applique au FN et à DLR, et de répondre OUI aux 4 mêmes questions quand il les applique à l’UPR.

Les attaques régulières des quelques militants du FN et de DLR qui viennent nous assurer que « l’UPR penserait la même chose qu’eux » ou que nos divergences ne seraient dues qu’à « des problèmes d’ego » trouvent ici leurs limites : ces attaques ont beau tenter de noyer le poisson, d’éluder l’essentiel et de verser tout bonnement dans l’insulte à mon encontre, elles ne résistent pas à la formidable démonstration qu’apportent les réponses à ces 4 questions.

Il suffit d’ailleurs à tout un chacun de lire ou relire notre Charte fondatrice pour bien mesurer le gouffre idéologique, politique et éthique qui sépare l’UPR du FN et de DLR.

François ASSELINEAU

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