Une lettre émouvante d’un nouvel adhérent, reçue parmi bien d’autres

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Voici une lettre adressée à l’UPR et que je viens de recevoir, ce 3 juillet 2013, accompagnée d’une adhésion et d’un chèque de 10 euros. Comme l’explique ce nouvel adhérent, malade et au chômage, il ne peut pas faire davantage, mais il a tenu à s’engager.

Sa lettre est très circonstanciée et émouvante, et j’ai eu à cœur de la publier, bien entendu sans en changer un mot (mais en remplaçant seulement le nom du village et la signature par des initiales).

Des courriers ou des messages de soutien comme celui-ci, nous en recevons en moyenne 8 à 10 par jour, soit par courrier postal adressé à notre siège parisien comme celui publié ci-dessous, soit par courrier électronique adressé à http://www.upr.fr/nous-contacter, soit en message privé sur notre page Facebook.

Les plus instructifs, émouvants, percutants, enthousiastes, tristes, édifiants, d’entre eux sont publiés (avec les seuls prénom ou initiales des auteurs) dans la rubrique Témoignages de notre site.

En mon nom personnel comme au nom collectif de tous les adhérents de l’UPR, j’adresse de nouveau un immense merci à toutes celles et à tous ceux – qu’ils soient citoyens français ou étrangers – qui prennent ainsi un peu de leur temps pour nous adresser un message de remerciement et de soutien.

Leur geste peut paraître peu de chose. Et pourtant, tous ces messages constituent un réconfort précieux et un stimulant puissant pour permettre aux adhérents et militants de l’UPR de poursuivre la tâche colossale de libération de la France que nous avons entamée, envers et contre tout.

François Asselineau
3 juillet 2013


À M. François Asselineau
Président de l’Union Populaire Républicaine
R., Le 1er juillet 2103

Cher Monsieur,
Il y a bien des raisons, fondées, d’adhérer à vos analyses à vos actions. Je regrette simplement de ne pas avoir découvert l’existence de l’UPR plus tôt. Mais je comprends aussi mieux pourquoi les raisons objectives pour lesquelles vos idées et vos positions demeurent savamment ignorées par les médias dominants et sont contenues par la grande majorité des journalistes.

À ma mesure de fourmi, pauvre et fragile (autant financièrement que physiquement), je ne peux faire de mon geste qu’une question d’honneur (c’est en l’état ce qu’il reste) et faire partager de mon mieux les diagnostics que vous posez, les interrogations que vous soulevez, l’attitude que vous adoptez.

Quand on appartient à une Nation qui s’appelle la France, résister est un devoir. La vérité et la sincérité sont des armes lentes mais d’un pouvoir dévastateur.

Je vous remercie pour votre engagement que je souhaite vivace, car le combat est et sera rude.

Je vous prie de bien vouloir agréer, Cher Monsieur, l’expression de ma haute considération.

L. D. – 1er juillet 2013

Post-scriptum : quelques explications relatives aux renseignements livrés dans ce formulaire. Sorte de FAQ personnelle ou justification de mon geste.

1 – j’ai toujours été de gauche, bien que cette notion soit une catégorie peu opératoire depuis quelques décennies, si elle l’a jamais été au fond.

2 – il est à mes yeux impératif qu’une parole politique porte les questions que soulèvent les choix consentis par les dirigeants successifs de notre pays dans l’environnement socio-politique européen et mondial qui est le nôtre désormais.

3 – les dangers de dictature mondiale, comme de conflits dévastateurs, ne cessent de monter (Cf. les drônes et la guerre aérienne sans pilote et sans soldat au sol) contrairement aux affirmations lénifiantes d’une oligarchie aussi surpuissante qu’aveugle, intouchable. On ne gouverne pas les peuples contre leur volonté. Les lendemains ne s’annoncent pas chantants en la circonstance. Moi qui suis plutôt d’un naturel optimiste, bien que réaliste, je n’ai jamais été aussi inquiet, à raison je pense, devant le développement de la situation tant en France que dans le monde.

4 – à une époque où tant de gens aux affaires publiques se déclarent, à propos de tout et de n’importe quoi, « responsables », bien peu le sont réellement.

5 – la réalité de mon choix.
Engagé, je l’ai toujours été. Ceci n’est qu’une continuité, de rupture apparente, au regard de mes actions passées. Pourquoi mon adhésion, et un aussi faible montant, alors ? Partant du principe de l’action impérieuse, un soutien de 10 € aurait été ridicule. Une adhésion à ce prix est aussi ridicule, mais j’y joins la dimension symbolique, celle de prendre une carte. Alors que j’ai peu de goût pour les cartes.
La maladie et la crise économique ont un effet cumulé ravageur sur les populations. En la matière, je ne suis pas passé entre les gouttes. Je monte donc au front avec mes faibles moyens mais fort de la conviction, fondée en fait et en logique, de la justesse des analyses que vous développez depuis 2007. La « littérature » savante, scientifique, objective et honnête (l’honnêteté ne semble plus être la qualité cardinale d’une majorité de l’élite) confirme mon appréhension de la situation.

6 – Pourquoi ne puis-je pas faire plus, et notamment m’engager plus avant pour porter physiquement la voie de l’UPR ? Parce que ma situation professionnelle ne me le permet pas. Que mon état de fragilité économique – comme c’est celui de millions d’autres personnes – desservirait l’action de votre mouvement. Parce que je considère l’engagement en politique comme n’étant pas une fin en soi, que je n’en attends pas de bénéfice, que la politique n’est pas un métier, au mieux une activité très prenante. Pour mener une action politique efficace et honnête, il est indispensable de ne pas dépendre de la politique.

Voilà, Cher Monsieur, la justification de ma prise de position.

Il est urgent que la démocratie mue, que l’espace public de dialogue et de débats (de véritables débats, longs et remplis de solides arguments) soit revivifié, que l’intérêt commun retrouve une force qu’il a perdu une vertu qui lui a été déniée.

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