Pourquoi sortir en appliquant l’article 50 du TUE, plutôt qu’une sortie immédiate par dénonciation des traités en appliquant le droit international ? Ce ne serait pas plus efficace, plus rapide, et plus radical ?

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L’article 50 du TUE constitue avant tout une notification adressée à nos partenaires, États membres de l’UE, comme quoi la France a décidé souverainement de sortir de l’UE. Certains y voient un cadre qui nous mettrait complètement dans la main de l’UE, alors que, concrètement, l’article 50 du TUE prévoit une durée maximale de négociation de l’accord de sortie de 2 ans (aucune autre condition spécifique, ni cadre, ni thème de négociation ne sont définis).

Nous n’allons d’ailleurs pas attendre deux ans pour prendre des mesures de sauvegarde immédiates, telles que la sortie de l’euro, ou le rétablissement du contrôle des mouvements de capitaux. Nous dénoncerons donc de facto les traités.

Par ailleurs, la France qui déciderait de sortir ne serait pas dans la main de l’UE juste parce qu’elle aurait activé l’article 50 du TUE. En effet, faute d’accord intéressant avant les 2 ans, il est toujours possible de sortir de façon unilatérale avant, et ce sans accord ! Comparer à la situation des Britanniques n’est pas pertinent, car ils sont actuellement gouvernés par un gouvernement en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne. Il peut alors être vraisemblablement soupçonné d’avoir été très mou sur la négociation. Il n’a, en outre, pas du tout activé la menace de suspension de paiement de la contribution du Royaume-Uni au budget de l’UE. Le gouvernement britannique a voulu « sortir sans en sortir », comme le montre l’accord inadmissible soumis par Theresa May à la Chambre des communes.

Cette histoire de piège de l’article 50 n’est donc que de la rhétorique alors que l’important est le Frexit, que nous proposons depuis 2007. Ce qui compte est d’annoncer sans ambiguïté la sortie de l’UE et de l’euro. À ce moment-là, vous avez ensuite la légitimité et l’assentiment d’une majorité du peuple français pour sortir.

Nous vous invitons à visionner la conférence de François Asselineau intitulée « Le Jour d’après, la sortie de l’Union européenne : fin du monde ou libération ? » pour comprendre plus en détail les modalités de sortie de l’UE en appliquant l’article 50 du TUE, et quelles sont les mesures de sauvegarde immédiate que prendra l’UPR dès son arrivée au pouvoir.

Cette publication viendra également lever des doutes qu’il y aurait à pouvoir « désobéir aux traités » sans avoir à sortir de l’Union européenne : Peut-on « désobéir aux traités européens », comme ce que propose des partis « souverainistes », tels que La France insoumise ou Debout la France ?.