L’Union du Cantal publie un très bon reportage sur la visite de François Asselineau à Salers en août.

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Le journal bi-hebdomadaire « L’Union du Cantal » a publié avec retard, dans son édition du 31 août 2019, une demi-page entière sur la venue de François Asselineau à Salers le 14 août 2019 (cf. aussi le reportage publié dans « La Montagne » du 16 août)

Le reportage consacré à cette visite du président de l’UPR par R. Saint-André, journaliste à « L’Union du Cantal », mérite d’être salué pour son objectivité et sa précision. Nous présentons les scans de ce reportage ci-dessous.

Nous vous proposons une retranscription de l’article, ci-dessous.


François Asselineau prépare les municipales depuis Salers

« Pourquoi Salers ? Parce que ce sont les vacances ! Et l’occasion de découvrir ce secteur-là que je ne connaissais pas », révèle dans un large sourire François Asselineau, de passage dans une cité sagranière envahie par les touristes, ce mercredi 14 août. Plus sérieusement, le candidat à la présidentielle de 2017, partisan du « Frexit », est surtout venu animer une rencontre politique avec les adhérents de son parti l’UPR, comme il le fait un peu partout en France. Au menu, la stratégie pour les prochaines échéances : les municipales 2020.

Trois typologies de villes l’intéressent : « les villages de moins de 2 000 habitants où les listes sont apolitiques et où j’invite nos adhérents à candidater ; les très grandes villes de plus de 200 000 habitants aux listes très politisées où il faut voir au cas par cas s’il est possible d’en constituer ; et au moins 80 villes de 5 000 à 80 000 habitants où l’on devrait être présent. »

Municipales dans le Cantal

C’est en effet dans ces villes moyennes ou grandes, hors métropoles, que l’UPR réalise ses meilleurs scores, notamment en région parisienne. Et Aurillac, alors ? François Asselineau ne l’exclut pas, mais n’ignore pas la difficulté pour convaincre 35 noms, avec autant d’hommes que de femmes. En revanche, sur le plan des idées, l’UPR compte sur le prochain Brexit pour plaider en sa faveur. « On s’est réjoui que Boris Johnson devienne Premier ministre […] et d’un Brexit au 31 octobre, d’autant que les Anglais y sont favorables à 54 %. Et nous, on va voir si le Royaume-Uni est englouti sous les eaux, s’il s’effondre… Tous, les leaderships, les médias, etc. tablent sur l’idée que ce sera une catastrophe. Mais si c’était l’inverse ! Car toutes les évolutions macroéconomiques démontrent le contraire… Et d’ici les élections municipales, on aura le temps d’observer », prédit, confiant, le chef de parti.

R. Saint-André

L’UPR en chiffres

Un compteur sur le site de l’Union populaire républicaine (UPR) livre en temps réel le nombre d’adhérents. Le jour de l’interview, il en comptait 37 555 dont une cinquantaine dans le Cantal. François Asselineau a fondé ce parti le 25 mars 2007, jour du 50e anniversaire de la signature du traité de Rome. Dix ans plus tard, il obtient 0,9 % au premier tour des élections présidentielles. En 2019, aux élections européennes, sa liste recueillait 1,2 %. Le parti s’estime oublié des grands médias et relativise son score « en n’étant connu que de 10 % de la population ».

Europe : « L’agriculture gagnerait à quitter l’UE »

L’argument massue en faveur du Frexit martelé par le chef de l’UPR, c’est la perte sèche pour la France de 9 milliards par an. Selon lui, même l’agriculture a intérêt à sortir du système. « L’Europe nous coûte 23 milliards par an, et ne nous en restitue que 14. Si la France décidait des aides, elles seraient plus élevées et plus réactives. Le temps de l’Europe des six, où l’Allemagne payait la modernisation agricole de la France, est révolu depuis la fin des années 70. Mais aucun autre parti, pas même la France Insoumise ou le Rassemblement national ne proposent de sortir de l’Union européenne ; ils la critiquent mais tous veulent y rester… »

Antidémocratique

Pourtant, c’est, selon lui, une question de démocratie. Pour preuve, Asselineau brandit les « Grandes orientations des politiques économiques »(Gopé) où étaient consignées avant les élections présidentielles ce que le gouvernement actuel a acté : baisse de l’impôt sur les grandes sociétés, gel du Smic, réforme du droit du travail, remise en cause de l’assurance chômage, dotations des collectivités locales plus serrées, etc. « On paie pour se faire imposer des politiques », estime le patron de l’UPR.


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