Pour la première fois, un sondage indique qu’une majorité de Britanniques voteraient pour la sortie de l’Union européenne

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Pour la première fois, un sondage indique qu’une majorité de britanniques voteraient pour la sortie de l’Union européenne. Cette évolution ouvre de formidables perspectives pour l’UPR en France.

Selon le sondage présenté rendu public hier soir 5 septembre par le Mail on Sunday – qui le qualifie de “sondage choc” -, 43% des Britanniques voteraient pour la sortie de l’UE, 40% voteraient contre et 17% seraient indécis. Soit une majorité absolue de 51% des votants pour la sortie.

Comme tout sondage, il ne s’agit bien sûr… que d’un sondage, donc éminemment fragile et suspect. Il faut noter que ce sondage a été réalisé par un institut britannique – Survation – qui travaille pour des journaux plutôt eurosceptiques comme le Daily Mirror et Mail on Sunday.

Je rappelle quand même que ce sondage ne donne pas des résultats extraordinairement différents de celui publié par le journal britannique The Guardian (gauche) il y a presque 4 ans – le 24 octobre 2011 – qui indiquait que 70 % des Britanniques souhaitent avoir un référendum d’autodétermination pour ou contre la sortie de l’UE (ce qui est donc décidé) et que 49 % des électeurs s’apprêtaient déjà à voter en faveur de la sortie de l’UE. (cf. mon article du 11 janvier 2013)

De 2011 à 2015, le nombre d’électeurs britanniques partisans de sortir de l’UE serait ainsi passé de 49% à 51% : le moins que l’on puisse dire, c’est que cela ne paraît pas du tout invraisemblable.

Quoi qu’il en soit, le nouveau sondage du 5 septembre 2015 et sa large médiatisation au Royaume-Uni apparaissent comme une gifle pour le Premier ministre Cameron, et pour le président Obama, qui ont appelé l’un et l’autre les Britanniques à rester dans l’UE.

Cette information permet de mesurer le gouffre abyssal qui existe entre la liberté de la grande presse au Royaume-Uni et la servitude de la grande presse en France.

Cette information nous donne aussi beaucoup d’espoir et d’excellentes perspectives de croissance pour la suite des événements.

Car plus le débat va prendre de l’ampleur au Royaume-Uni, et plus les grands médias français, les européistes et les alter-européistes de tout acabit (FN, DLF, PG, PCF, NPA, etc.) vont avoir du mal à faire croire aux Français qu’il serait “impossible”, “fou” ou “d’extrême droite” de vouloir sortir de l’UE comme le propose l’UPR depuis sa création.

Ou alors il faudra que les européistes et les alter-européistes expliquent comment et pourquoi une majorité de ce peuple britannique qui a toujours été à l’avant-garde des libertés publiques en Europe depuis le XIIIe siècle, serait cette-fois-ci devenu le contraire exact de ce qu’il a toujours été dans son histoire.

Pour sortir de l’UE en 2017, comme pour combattre le nazisme en 1940, la France va-t-elle devoir se reposer sur la soif ancestrale de liberté du peuple britannique ?

François Asselineau

Source du sondage : http://www.dailymail.co.uk/news/article-3223674/Britain-wants-quit-Europe-Shock-new-poll-shows-EU-no-camp-ahead-time-Cameron-prepares-face-Tory-rebels.html

Source des dépêches de presse : http://www.romandie.com/news/La-GrandeBretagne-voterait-pour-sortir-de-lUE/627450.rom

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