En conseillant publiquement au Royaume-Uni de sortir de l’UE, Jacques Delors conforte les analyses de l’UPR

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EN CONSEILLANT PUBLIQUEMENT AU ROYAUME-UNI DE SORTIR DE L’UE, JACQUES DELORS APPORTE UNE NOUVELLE PREUVE QUE L’ON PEUT SORTIR DE L’UE SANS QUE CE SOIT L’APOCALYPSE, ET CONFORTE DONC LES ANALYSES DE L’UPR.

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Dans un entretien au quotidien économique allemand Handelsblatt, l’ancien président de la Commission européenne, Jacques Delors, a suggéré, vendredi 28 décembre, au Royaume-Uni de quitter l’Union européenne, face à son hostilité au processus d’intégration dans l’UE.

Il a en particulier déclaré ceci : « Les Britanniques s’intéressent seulement à leurs intérêts économiques, à rien de plus. On pourrait leur proposer une autre forme de partenariat ».

Selon Delors, la Grande-Bretagne resterait dans tous les cas « un partenaire privilégié » : « Il est stratégique et économiquement important, mais comme le sont aussi d’autres pays, comme l’Inde et la Chine ».

DEUX AVEUX FORMIDABLES

Cette déclaration contient ainsi deux aveux formidables :

1- Delors reconnaît ouvertement qu’un grand État-membre de l’UE peut sortir de l’UE, il le conseille même, en notant que tout le monde y trouverait son compte ; il n’y aurait donc pas la moindre Apocalypse à l’horizon…

2- Delors reconnaît ouvertement que l’Inde et la Chine sont des partenaires stratégiques importants, comme l’est le Royaume-Uni ; cela fait voler en éclats la théorie anxiogène et racialiste selon laquelle il faudrait faire l’Europe pour se protéger de la menace des méchants Chinois et des méchants Indiens.

Je renvoie ici, à titre d’exemple, à la déclaration, très inquiétante par ses accents bellicistes, de Michel Rocard sur BFM TV le 13 septembre 2012 : « Au vu de l’affaiblissement des États-Unis, nous devons avoir une Europe puissante afin d’amorcer la grande conversation qui s’annonce avec la Chine et l’Inde, dans les 15 à 20 ans qui viennent. ».

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CONCLUSION : JOUR APRÈS JOUR, LES ANALYSES DE L’UPR S’IMPOSENT COMME LES SEULES EXACTES

Ces deux aveux de Jacques Delors constituent autant d’hommages du vice à la vertu. En quelques phrases lâchées à un grand journal allemand, celui qui fut président de la Commission européenne pendant 10 ans vient de reconnaître implicitement la parfaite validité des analyses et des propositions de l’UPR.

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